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ALGERIE ET IRAN : LES FRERES JUMEAUX DE LA PERFIDIE ET DE LA TERREUR

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, Alger, qui a des atomes crochus avec l’Iran, se contente d’un soutien a minima aux pays arabes, notamment du Golfe, malgré les attaques iraniennes odieuses et dévastatrices contre les installations civiles de ces derniers. Après un premier communiqué tardif et évasif où elle a appelé, sans les nommer, les parties à “la retenue et au sens des responsabilités”, Alger a tenté de rattraper le coup en affirmant, par la voix de son MAE, dimanche 29 mars lors de 165è session ordinaire du Conseil de la Ligue des Etats arabes, que “les agressions iraniennes” étaient “injustifiées” et “inacceptables”, rien que ça! 

A contrario du Maroc qui a condamné immédiatement, et dans les termes les plus forts et les plus fermes, “les agressions iraniennes ignobles”, marquant clairement « sa solidarité constante et effective » avec les monarchies sœurs du Golfe, l’Algérie, elle, s’est contentée de dénoncer du bout des lèvres… Une position à contrecœur et donc insincère, excipant de l’opportunisme de situation plutôt que d’une réelle conviction. Peur de subir le même sort que celui d’un régime théocratique qui a franchi le point de non-retour, après avoir brûlé tous ses vaisseaux. 

Disons-le sans détour: l’Algérie est à l’Afrique du Nord ce que l’Iran est au Proche Orient. Différents en apparence, l’un islamiste, l’autre militaire, les deux régimes sont jumeaux dans la pratique. Ils utilisent la même stratégie des proxies à des fins hégémoniques. L’Algérie, le “polisario” et l’hydre terroriste à deux têtes, Al-Qaïda au Maghreb slamique (Aqmi) et “l’Etat islamique dans le Grand Sahara” (EIGS), dans le but inavoué mais avéré de déstabiliser le Maroc et la région sahélo-saharienne. L’Iran, le Hezbollah, les Houtis, les “unités de mobilisation populaire” (الحشد الشعبي), au grand préjudice du Liban, Yémen, l’Irak et de la Syrie.

Pire encore, l’Algérie a servi de tremplin à l’Iran qui cherchait à étendre ses tentacules jusqu’en Afrique du Nord, en ouvrant les camps de Tindouf devant le sinistre « Corps des gardiens de la révolution islamique » (CGRI) et aux experts militaires du Hezbollah pour entraîner la milice terroriste séparatiste du “polisario” aux nouvelles techniques de la guérilla contre le Maroc, voire au-delà. Le détroit de Gibraltar était aussi dans le collimateur des Mollahs iraniens. 

Pour parvenir à cette fin, les deux régimes exploitent la fibre anticolonialiste. Ils mettent à profit le capital sympathie dont bénéficie le peuple palestinien pour servir leur propre agenda hégémonique. Ils se gargarisent d’être aux côtés des « peuples opprimés » alors qu’ils gouvernent leurs propres peuples par la terreur et la manipulation idéologique. L’un se revendique de la “révolution du 1er novembre 1954”, l’autre, la “révolution islamique du 7 janvier 1978”.

Alors que leurs pays gisent sur des rivières de gaz et de pétrole, ils s’en servent pour s’armer à tour de bras et armer à fonds perdus leurs mandataires dans la région, laissant ainsi leurs peuples sur le carreau.

Une réalité tragique que ne sauraient cacher les slogans populistes de deux régimes voyous et viscéralement haineux.

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