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	<title>Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Le collimateur</title>
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		<title>Alerte. Temps chaud et averses orageuses, plusieurs provinces placées en vigilance orange</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212896</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 12:29:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ALERTE MÉTÉO]]></category>
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					<description><![CDATA[Un temps chaud et des averses orageuses locales avec risque de grêle sont prévus, de vendredi à lundi, dans plusieurs provinces du Royaume, a indiqué la Direction générale de la météorologie (DGM). Ainsi, des températures variant entre 40 et 43°C concerneront, de vendredi à lundi, les provinces de Tata, Es-Semara, Assa-Zag, Boujdour, Aousserd et Oued Ed-Dahab, a précisé la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un temps chaud et des averses orageuses locales avec risque de grêle sont prévus, de vendredi à lundi, dans plusieurs provinces du Royaume, a indiqué la Direction générale de la météorologie (DGM).</strong></p>
<p><strong>Ainsi, des températures variant entre 40 et 43°C concerneront, de vendredi à lundi, les provinces de Tata, Es-Semara, Assa-Zag, Boujdour, Aousserd et Oued Ed-Dahab, a précisé la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.</strong></p>
<p><strong>Le même phénomène, avec des températures oscillant entre 38 et 41°C, intéressera, de samedi à lundi, les provinces de Taounate, Settat, El Kelaa des Sraghna, Marrakech, Rehamna, Khémisset, Fès, Sidi Slimane, Khouribga, Sidi Kacem, Fquih Ben Salah, Meknès, Moulay Yacoub et Ouezzane.</strong></p>
<p><strong>Par ailleurs, des averses orageuses locales (15 à 25 mm) avec risque de grêle seront enregistrées, vendredi de 13h00 à 22h00, dans les provinces de Beni Mellal, Midelt, Ouarzazate, Tinghir, Azilal et Khénifra, a ajouté la même source.</strong></p>
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			</item>
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		<title>EDITO &#8211; Le Maroc à la croisée des chemins – quand la boussole morale vacille</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212888</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:19:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[malaise social]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Il est un malaise qui ne dit plus son nom, une fièvre silencieuse qui gagne les rues de Casablanca comme les ruelles de Fès, les marchés de Marrakech comme les lotissements de Tanger. Cette fièvre, c&#8217;est celle de l&#8217;argent-roi, de la course effrénée au gain immédiat, du « pourvu que je m&#8217;enrichisse, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212840" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/khoukhs-.jpeg" alt="" width="299" height="168" /></p>
<p><strong>Il est un malaise qui ne dit plus son nom, une fièvre silencieuse qui gagne les rues de Casablanca comme les ruelles de Fès, les marchés de Marrakech comme les lotissements de Tanger. Cette fièvre, c&rsquo;est celle de l&rsquo;argent-roi, de la course effrénée au gain immédiat, du « pourvu que je m&rsquo;enrichisse, les moyens importent peu ». Et son dernier révélateur en date, aussi cruel qu&#8217;emblématique, s&rsquo;appelle l&rsquo;Aïd Al-Adha.</strong></p>
<p><strong>Car que reste-t-il de cette fête du partage et de la Baraka, sinon un gigantesque ballet mercantile où chaque geste, chaque service, chaque parole devient prétexte à transaction ? Du vendeur de charbon au marchand de moutons, du fruitier au boucher qui propose l&rsquo;égorgement, le dépeçage et le découpage « prêt-à-cuire », tout est désormais payant, tout s&rsquo;achète, tout se monnaie. L&rsquo;entraide d&rsquo;antan, la bonne ambiance de solidarité et de générosité qui animait nos parents et grands-parents, semble avoir disparu dans les brumes d&rsquo;un passé que l&rsquo;on dit révolu. À sa place : le calcul, la spéculation, et parfois la franche illégalité.</strong></p>
<p><strong>Ce constat, partagé par une large frange de la société marocaine, n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un nostalgique pleurnichard. C&rsquo;est le diagnostic posé, parfois avec une amertume viscérale, par celles et ceux qui voient leur pays glisser vers ce que l&rsquo;on pourrait appeler le « vide moral ».</strong></p>
<p><strong>Les racines du mal : comment en est-on arrivé là ?</strong></p>
<p><strong>Les causes de cette dérive ne sont ni simples ni récentes. Elles plongent leurs racines dans une série de bouleversements profonds que le Maroc traverse depuis plusieurs décennies.</strong></p>
<p><strong>D&rsquo;abord, le passage brutal d&rsquo;une société communautaire à une société de consommation. Pendant des générations, la survie et la cohésion dépendaient du groupe – famille élargie, quartier, tribu. La réputation, la parole donnée, la hchouma (la honte de mal agir) étaient des garde-fous puissants. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;économie de marché et la mondialisation ont fait émerger un individualisme féroce. Le statut social ne se mesure plus à la sagesse ou à la serviabilité, mais aux signes extérieurs de richesse : la voiture, le logement standing, le téléphone dernier cri.</strong></p>
<p><strong>Ensuite, la pression insoutenable du paraître. Jamais l&rsquo;injonction à « montrer » n&rsquo;a été aussi forte, notamment sous l&rsquo;influence des réseaux sociaux qui bombardent les jeunes d&rsquo;images de réussite instantanée, souvent factice, rarement honnête. Dans ce jeu de dupes, la Qana&rsquo;a – ce contentement de ce que l&rsquo;on a – devient une vertu suspecte, presque honteuse. Il faut posséder, coûte que coûte, pour exister. L&rsquo;Aïd devient alors un stress financier monumental, une arène de compétition sociale où l&rsquo;on s&rsquo;endette pour acheter le plus beau mouton, prisonnier du regard des autres.</strong></p>
<p><strong>Enfin, l&rsquo;effritement des instances de transmission. La famille élargie s&rsquo;est atomisée. L&rsquo;école, submergée, forme davantage des consommateurs que des citoyens éclairés. Les institutions religieuses et de quartier peinent à faire entendre une voix discordante dans le vacarme matérialiste. Résultat : plus personne pour rappeler que la Baraka – cette bénédiction qui naît des relations humaines sincères – vaut infiniment plus que le volume du compte en banque.</strong></p>
<p><strong>Le pire n&rsquo;est pas une fatalité&#8230; mais il est possible.</strong></p>
<p><strong>Si rien ne change, si cette voracité collective continue de prospérer sans rencontrer de digue, alors la « grande débâcle » annoncée n&rsquo;est pas une hypothèse d&rsquo;intellectuel angoissé. C&rsquo;est un avenir probable.</strong></p>
<p><strong>De quoi s&rsquo;agit-il ? D&rsquo;une société installée dans le cynisme généralisé : plus personne ne croit personne, la confiance devient une naïveté risible. D&rsquo;une économie de la prédation où les plus faibles, les plus pressés, les plus malins se font dépouiller par des opportunistes sans scrupules. D&rsquo;une dissolution du lien social où le mensonge, la triche et la corruption deviennent des stratégies de survie ordinaires. Bref, d&rsquo;une vie sans principes, sans valeurs, sans autre horizon que l&rsquo;accumulation égoïste.</strong></p>
<p><strong>Ce Maroc-là, celui de la Hchouma éradiquée et de la solidarité piétinée, n&rsquo;est pas encore advenu. Mais les signes avant-coureurs sont là, dans chaque petit pot-de-vin du quotidien, dans chaque spéculation odieuse à la veille d&rsquo;une fête religieuse, dans chaque regard qui se détourne quand un autre tombe dans la rue.</strong></p>
<p><strong>La seule issue : un chantier à trois étages.</strong></p>
<p><strong>Face à l&rsquo;urgence, il serait tentant de demander des lois plus répressives, des contrôles plus stricts. C&rsquo;est nécessaire, mais insuffisant. Car la crise est d&rsquo;abord culturelle et morale. Elle ne se résoudra pas par décret, mais par une reconquête patiente, méthodique et déterminée.</strong></p>
<p><strong>Trois espaces doivent être investis sans délai. Mais attention : il y a un ordre.</strong></p>
<p><strong>1. La maison – premier bastion, priorité absolue.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est par la cellule familiale que tout doit commencer. L&rsquo;école instruit, la loi réprime, mais la famille éduque et civilise. Si le foyer est contaminé par le culte de l&rsquo;argent et la comparaison destructrice, tous les autres efforts seront vains.</strong></p>
<p><strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;engager une dissidence tranquille mais ferme :</strong></p>
<p><strong>● Sanctifier le respect et la dignité : réapprendre aux enfants qu&rsquo;un homme vaut par sa parole, son intégrité, sa serviabilité – jamais par la marque de sa voiture.</strong><br />
<strong>● Désamorcer la tyrannie du paraître : avoir le courage, à l&rsquo;occasion des fêtes, de refuser la surenchère et l&rsquo;endettement ostentatoire.</strong><br />
<strong>● Valoriser l&rsquo;effort patient : célébrer le travail honnête, opposer un discours critique aux mirages des réseaux sociaux.</strong></p>
<p><strong>2. L&rsquo;école et le tissu associatif – les laboratoires du civisme.</strong></p>
<p><strong>Une fois les bases posées dans l&rsquo;intimité des foyers, les institutions doivent prendre le relais. L&rsquo;école doit former des citoyens conscients du bien commun, pas seulement des futurs producteurs de richesse. Les programmes doivent réhabiliter l&rsquo;enseignement de la morale, du droit, des devoirs collectifs et du patrimoine culturel immatériel du Maroc.</strong></p>
<p><strong>Parallèlement, l&rsquo;engagement associatif (environnement, aide aux démunis, animation de quartier) doit être encouragé et généralisé. C&rsquo;est sur le terrain que la jeunesse redécouvre la joie désintéressée de la Touiza.</strong></p>
<p><strong>3. L&rsquo;espace public – le règne de la loi et de la confiance.</strong></p>
<p><strong>Enfin, aucune moralisation ne sera pérenne sans une structure étatique qui protège l&rsquo;honnêteté et sanctionne la triche avec rigueur et équité. L&rsquo;opportunisme sauvage, la spéculation de crise, l&rsquo;incivisme routier ou urbain doivent être combattus sans concession. Quand le citoyen constate que la triche est punie, la peur de « passer pour un naïf » s&rsquo;estompe. La confiance renaît. Et avec elle, la paix sociale.</strong></p>
<p><strong>En guise de conclusion.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc possède, dans ses racines les plus profondes, dans sa culture millénaire de la générosité, de l&rsquo;hospitalité et de la dignité, toutes les ressources nécessaires pour inverser la tendance. Il n&rsquo;a pas à renier son identité pour entrer dans la modernité. Il lui faut simplement retrouver sa boussole.</strong></p>
<p><strong>Le grand chantier commence aujourd&rsquo;hui, autour de la table familiale, par les mots que nous choisissons de dire et les exemples que nous décidons d&rsquo;incarner. Il se poursuivra dans les salles de classe et les quartiers. Il aboutira dans l&rsquo;espace public, quand la loi protègera enfin l&rsquo;honnête.</strong></p>
<p><strong>Car, en définitive, la question n&rsquo;est pas de savoir si le Maroc peut échapper à la débâcle. La question est de savoir si nous, Marocains, en avons encore la volonté.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;avenir se joue maintenant. Et il commence à la maison.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La météo de ce vendredi 29 mai: Soleil, brume et orage</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212884</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques de ce vendredi 29 mai 2026 : &#8211; Temps chaud sur le Sud-est et l’extrême sud des provinces sahariennes et assez chaud sur les plaines intérieures et le Saïss. &#8211; Instabilité orageuse sur les régions de l’Atlas, le Sud de l’Oriental et le Sud-est. &#8211; Formations brumeuses matinales et nocturnes sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici les prévisions météorologiques de ce vendredi 29 mai 2026 :</p>
<p>&#8211; Temps chaud sur le Sud-est et l’extrême sud des provinces sahariennes et assez chaud sur les plaines intérieures et le Saïss.</p>
<p>&#8211; Instabilité orageuse sur les régions de l’Atlas, le Sud de l’Oriental et le Sud-est.</p>
<p>&#8211; Formations brumeuses matinales et nocturnes sur la rive méditerranéenne et par endroits sur les côtes atlantiques.</p>
<p>&#8211; Rafales de vent modérées à assez fortes par endroits sur les provinces sud, l’intérieur du Souss, les régions de l’Atlas et le Sud-est avec chasse-poussières locales.</p>
<p>&#8211; Température minimale de l’ordre de 07/13°C sur l’Atlas, de 21/28 sur le Sud-est, l’Est et le Sud des provinces sahariennes, et de 14/20 partout ailleurs.</p>
<p>&#8211; Températures maximales en légère baisse sur les provinces sud et les plaines intérieures nord et centre, et peu variables ailleurs.</p>
<p>&#8211; Mer belle en Méditerranée, belle à peu agitée sur le Détroit, peu agitée à agitée entre Capspartel et Laayoune et agitée au Sud devenant localement agitée à forte le soir entre Dakhla et Lagouira.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CAN U17: le Sénégal élimine le Maroc (aux T.A.B) et se qualifie en 𝗙𝗜𝗡𝗔𝗟𝗘</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212870</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 22:10:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
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					<description><![CDATA[La sélection nationale a raté sa demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations U17 de football (Maroc-2026) au profit du Sénégal, qui l&#8217;a emportée par 7 tirs au but à 6 (1-1 dans le temps réglementaire), jeudi au Stade Moulay El Hassan à Rabat. ❌ Ellaki manque le dernier penalty contre le Sénégal… et le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-subtree="aimfl,mfl" data-copy-service-computed-style="font-family: &quot;Google Sans&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 400; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(10, 10, 10);">La sélection nationale a raté sa demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations U17 de football (Maroc-2026) au profit du Sénégal</span>, qui l&rsquo;a emportée par 7 tirs au but à 6 (1-1 dans le temps réglementaire), jeudi au Stade Moulay El Hassan à Rabat.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/274c.png" alt="❌" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Ellaki manque le dernier penalty contre le Sénégal… et le Maroc est 𝗘́𝗟𝗜𝗠𝗜𝗡𝗘́ à domicile en quart de finale de la CAN U17.</p>
<p>On est vraiment nuls aux penalties… <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f60f.png" alt="😏" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/kQpzxs7xGV">pic.twitter.com/kQpzxs7xGV</a></p>
<p>— FRMFXtra (@FRMFXtra) <a href="https://x.com/FRMFXtra/status/2060110986141651148?ref_src=twsrc%5Etfw">May 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le but du Sénégal a été inscrit par Mouhamed Wagner (23e), avant que Ismail El Aoud n’égalise pour les Lionceaux de l’Atlas (90+9e).</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f6a8.png" alt="🚨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> VIDEO | LE BUT EN DEUX TEMPS DE ISMAIL EL AOUD AVEC LE MAROC U17 FACE AU SÉNÉGAL ! <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26bd.png" alt="⚽" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f8-1f1f3.png" alt="🇸🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://t.co/DDmtiTyaXe">pic.twitter.com/DDmtiTyaXe</a></p>
<p>— Actu Foot Maroc (@ActuFootMaroc) <a href="https://x.com/ActuFootMaroc/status/2060104489684639824?ref_src=twsrc%5Etfw">May 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le Sénégal jouera sa finale dimanche face à la Tanzanie.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f3c6.png" alt="🏆" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f8-1f1f3.png" alt="🇸🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Le Sénégal U17 file en finale de la CAN après un scénario fou face au Maroc <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> .Sarr a stoppé 4 penalties et marqué le sien <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f9e4.png" alt="🧤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f525.png" alt="🔥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br />
Qualification au… 20e tir au but <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f44f-1f3ff.png" alt="👏🏿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br />
Finale dimanche face à la Tanzanie <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f9-1f1ff.png" alt="🇹🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. <a href="https://t.co/IfqEModP4p">pic.twitter.com/IfqEModP4p</a></p>
<p>— Lassana Camara (@mauritaniefoot) <a href="https://x.com/mauritaniefoot/status/2060116941784625319?ref_src=twsrc%5Etfw">May 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sahara marocain: le maintien de la question dans l&#8217;agenda du C24 est un anachronisme au regard de la résolution 2797 (Omar Hilale)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212860</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 12:08:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[C24]]></category>
		<category><![CDATA[omar hilale]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a déclaré, lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), tenu du 25 au 27 mai à Managua au Nicaragua, que le maintien de la question du Sahara marocain dans l’agenda de ce comité est anachronique. A cet égard, M. Hilale &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a déclaré, lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), tenu du 25 au 27 mai à Managua au Nicaragua, que le maintien de la question du Sahara marocain dans l’agenda de ce comité est anachronique.</p>
<p>A cet égard, M. Hilale a souligné que le maintien de cette question dans l’agenda du C24 est “déjà en violation de l’article 12 de la Charte des Nations Unies relatif à la primauté du Conseil de sécurité par rapport aux organes subsidiaires de l’Assemblée générale”, notant qu’elle “l’est encore plus aujourd’hui avec la dynamique diplomatique inédite que connaît le dossier du Sahara depuis l’adoption de la résolution 2797”.</p>
<p>L’ambassadeur a poursuivi en soulignant que le Conseil de sécurité a, avec sa résolution 2797, “tracé la voie sous la facilitation de l’Envoyé personnel du Secrétaire général avec l’assistance précieuse des États-Unis. Il a consacré le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme la seule et unique base sérieuse et crédible pour parvenir à un règlement définitif. Il a réaffirmé la responsabilité des quatre parties : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le +polisario+ dans ce processus politique”.</p>
<p>Dans ce contexte, il a affirmé que “désormais l’heure n’est plus aux tergiversations, ni aux discours idéologiques obsolètes, ni aux approches routinières qui ont maintenu pendant des décennies ce différend dans une impasse stérile, mais que c’est le temps de l’action et des actes courageux que le Conseil de sécurité attend” des quatre parties, particulièrement l’Algérie et le “polisario”.</p>
<p>Dans ce sillage, M. Hilale a déclaré que “le Maroc, pour sa part, a joint les actes à la parole : au lendemain de la résolution 2797, il a détaillé son plan d’autonomie, ouvrant ainsi la voie à une atmosphère prometteuse dans les sessions de discussions tenues à Washington et à Madrid”.</p>
<p>En outre, il a rappelé à tous que “ce dossier relève de la compétence exclusive de paix et de sécurité du Conseil, et non d’un quelconque narratif doctrinaire de décolonisation que certains s’évertuent encore à instrumentaliser, comme c’est le cas durant ce séminaire”.</p>
<p>Et d’ajouter que “cet organe suprême des Nations Unies, investi de la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales, a tranché avec sa résolution 2797 pour mettre un terme pacifique et négocié à ce différend régional qui perdure depuis un demi-siècle”.</p>
<p>Il a, par ailleurs, indiqué que “cette nouvelle dynamique est le résultat d’un consensus international qui s’est solidement et progressivement constitué autour de l’Initiative marocaine d’autonomie depuis sa présentation en 2007”, consolidant un soutien au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme la seule solution politique et voie réaliste vers un règlement durable, par plus de 130 États membres des Nations Unies.</p>
<p>Soulignant que “cette dynamique, aussi prometteuse soit-elle, ne saurait se poursuivre dans la procrastination des autres parties, ni leurs louvoiements à respecter les engagements qu’ils ont pris avec les deux +co-chairs+ du processus politiques”, l’ambassadeur a relevé que “les autres parties se trouvent aujourd’hui devant un choix historique : saisir cette opportunité de tourner la page d’un différend qui dure depuis un demi-siècle, mettre fin aux souffrances de l’exil et aux conditions de vie des populations des camps de Tindouf, ou bien privilégier le statu quo, avec ses risques sécuritaires, et surtout l’obstruction de l’horizon des attentes des peuples de la région”.</p>
<p>M. Hilale a rappelé aux “parties leurs responsabilités devant l’histoire pour tout retard ou blocage dans ce processus”. Outre le volet politique, il a évoqué la transformation remarquable que connaît le Sahara marocain, grâce à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, incarnée dans le Nouveau modèle de développement des provinces du Sud.</p>
<p>Il a mis en exergue cette transformation, visible et mesurable à travers les infrastructures modernes, les énergies renouvelables, l’économie bleue, l’éducation et la santé, constituant autant de réalités qui témoignent d’un développement ancré dans la dignité et tourné vers l’avenir.</p>
<p>Dans ses conclusions, M. Hilale a rappelé la main tendue de Sa Majesté le Roi, en citant un passage du Discours du Souverain au soir de l’adoption historique de la résolution 2797 dans lequel Sa Majesté le Roi souligne : “Bien que la question de notre intégrité territoriale connaisse des évolutions positives, le Maroc demeure attaché à la nécessité de parvenir à une solution qui sauve la face de toutes les parties, sans vainqueur, ni vaincu. Le Maroc ne brandit pas ces changements comme un trophée et ne souhaite nullement attiser les antagonismes ou accentuer les divisions”.</p>
<p>Le diplomate a conclu en soulignant que “cette profession de foi Royale traduit tout de l’âme avec laquelle le Royaume du Maroc aborde sa cause nationale : avec responsabilité, gravité, et la conviction profonde qu’une solution politique juste et durable est non seulement possible, mais à portée de main, pour autant que les autres parties aient le courage de l’assumer”.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Corruption, ça suffit ! (Par: Abdelhamid Jmahri)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212854</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 11:32:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Abdelhamid Jmahri  Au Maroc, de nombreux scandales ont éclaté, tous liés à la corruption : d&#8217;anciens ministres ont été condamnés à des peines sans précédent, tandis que d&#8217;autres restent en fonction. La presse a largement couvert des transactions immobilières suspectes et les fortunes exorbitantes qui en ont résulté, des opérations orchestrées par d&#8217;anciens ministres. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Abdelhamid Jmahri </strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212849" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah.jpg" alt="" width="640" height="380" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah.jpg 640w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah-300x178.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></strong></p>
<p><strong>Au Maroc, de nombreux scandales ont éclaté, tous liés à la corruption : d&rsquo;anciens ministres ont été condamnés à des peines sans précédent, tandis que d&rsquo;autres restent en fonction. La presse a largement couvert des transactions immobilières suspectes et les fortunes exorbitantes qui en ont résulté, des opérations orchestrées par d&rsquo;anciens ministres. Ces affaires, mêlant corruption et enrichissement illicite, sont désormais portées devant les tribunaux, témoignant d&rsquo;un malaise généralisé et d&rsquo;un problème persistant qui semble insoluble. </strong></p>
<p><strong>Il est clair que la classe politique, et en particulier les plus influents, est désormais dans le collimateur des critiques, ce qui a accru le sentiment général de corruption généralisée, exprimé par l&rsquo;histoire d&rsquo;un montagnard qui, après avoir entendu l&rsquo;imam lire : « La corruption est apparue sur terre et sur mer à cause de ce que les hommes ont gagné de leurs mains », a commenté : « Même dans notre montagne, mon maître le juriste… » </strong></p>
<p><strong>La classe politique au pouvoir semble se tromper de camp face à l&rsquo;histoire et à la lutte contre ce fléau, devenu l&rsquo;enjeu central de cette nouvelle phase de réformes. Le gouvernement marocain, dont le mandat touche à sa fin, a retiré un projet de loi criminalisant l&rsquo;enrichissement illicite (conséquence de la corruption). De plus, dans le cadre du nouveau Code de procédure pénale, il interdit aux organisations de la société civile de signaler les crimes impliquant des fonds publics. Ces deux décisions graves ont suscité l&rsquo;indignation des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile et des journalistes. </strong></p>
<p><strong>Les mesures gouvernementales de cette nature ont accru les doutes quant à sa volonté de lutter contre la corruption, et la suspicion s&rsquo;est accrue à l&rsquo;égard du triumvirat gouvernemental lorsque de nombreuses manifestations de conflits d&rsquo;intérêts se sont répandues parmi ses ministres et dans l&rsquo;acquisition de richesses, et les discussions se sont intensifiées dans tous les espaces publics de la démocratie, au parlement, dans les associations et sur les médias sociaux, concernant le dilemme du conflit d&rsquo;intérêts lié au fait de bénéficier du soutien public pour les importations de médicaments, de nourriture et de viande, et plus récemment de milliards de dirhams pour soutenir les sacrifices de l&rsquo;Aïd (on parle de plus de 70 milliards de dirhams, ce qui couvre un an et demi de dépenses sociales), Outre les contrats publics d&rsquo;une valeur de milliards de dirhams qui ont profité à des personnalités influentes du pouvoir exécutif, comme le contrat de dessalement d&rsquo;eau de mer qui est revenu indirectement au chef du gouvernement, et son propre bénéfice personnel tiré de la flambée des prix du carburant en tant que l&rsquo;un des plus grands distributeurs fortunés de celui-ci. </strong></p>
<p><strong>Contrairement aux comportements répréhensibles de la classe politique influente, les organes de gouvernance les plus expressifs de l&rsquo;État profond, si l&rsquo;on peut dire (ou de « l&rsquo;establishment visible », comme aime à le dire cet auteur), mènent un « mouvement » politique contre la corruption qu&rsquo;il est impossible d&rsquo;ignorer, et dont le caractère stratégique ne peut être négligé, car il ne se limite pas à une simple période de répression ou d&rsquo;apaisement, mais s&rsquo;étend plutôt au tissu tumoral de la corruption.</strong></p>
<p><strong>Jamais auparavant dans l&rsquo;histoire du Maroc moderne le public n&rsquo;avait suivi une série d&rsquo;accords de coopération entre ces institutions à caractère particulier et l&rsquo;Autorité nationale pour l&rsquo;intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption au Maroc, inscrite dans la Constitution depuis 2011. Parmi ceux-ci figurent les accords pratiques conclus entre l&rsquo;Autorité anti-corruption et le Procureur général du Roi près la Cour de cassation, également Président du Ministère public, découlant de la « conviction partagée que la lutte contre la corruption fait partie des priorités pour la mise en œuvre des politiques publiques pertinentes, y compris la politique pénale ».</strong></p>
<p><strong>Cet accord a été ajouté en octobre dernier à l&rsquo;accord de partenariat stratégique conclu avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ouvrant la voie à cette stratégie et s&rsquo;avérant particulièrement inquiétant pour les individus corrompus, compte tenu du pouvoir institutionnel de ce pôle de sécurité, qui comprend le service de renseignement intérieur connu au Maroc sous le nom de « DST ». Cet accord s&rsquo;ajoute à celui conclu avec la Délégation Interministérielle aux Droits de l&rsquo;Homme (DIDH).</strong></p>
<p><strong>Au milieu de cet arsenal, un autre organe opère, plus sujet à l&rsquo;examen et à la controverse : la Cour des comptes, qui suscite des débats dans les cercles politiques chaque fois qu&rsquo;il publie son rapport annuel, qu&rsquo;il soumet au Roi Mohammed VI. </strong></p>
<p><strong>L’infiltration de la corruption et la menace qu’elle représente pour le tissu social, ainsi que pour le tissu démocratique, sont devenues une réelle préoccupation à l’heure actuelle, où tous les acteurs honnêtes perçoivent le danger que représente la corruption pour la démocratie et le pouvoir de ses lobbies et réseaux de saper près de soixante ans de construction du pluralisme et des institutions, à un tournant sans précédent, dont le plus important est peut-être la préparation du pays à des transformations fondamentales de la nature de l’État dans l’horizon de l’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara. </strong></p>
<p><strong>Ce profond sentiment de malaise et d&rsquo;inquiétude a imprégné les débats sur les nouvelles perspectives de réformes au Maroc. De nombreuses voix ont notamment souligné que, si la Constitution du Printemps marocain de 2011 avait permis de démanteler l&rsquo;autoritarisme, elle n&rsquo;était pas parvenue à éradiquer la corruption. C&rsquo;est pourquoi Abdellah Saaf, l&rsquo;un des rédacteurs du texte constitutionnel, a considéré, notamment dans la partie relative à la gouvernance, la lutte contre la corruption – en particulier ses manifestations liées aux conflits d&rsquo;intérêts entre argent et pouvoir – comme le nouvel axe de réforme, voire la nouvelle génération de réformes, la qualifiant d&rsquo;« impératif actuel ». </strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>L&rsquo;ancien ministre estimait que les conflits d&rsquo;intérêts et la corruption qui en découle ne sont plus relégués au second plan, mais constituent désormais un enjeu central du débat qu&rsquo;il convient de résoudre aujourd&rsquo;hui… Le dernier chapitre de la Constitution (chapitre douze : Bonne gouvernance, qui comprend les articles 154 à 171) est considéré comme le point d&rsquo;entrée approprié pour examiner en détail la lutte contre la corruption, nouvel horizon pour la révolution constitutionnelle, politique et sociale.</strong> </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les fêtes entre essence spirituelle et pressions économiques : comment préserver leur magie sans qu’elles deviennent un fardeau ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212839</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 10:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[cherté des prix]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI La fête, une nécessité existentielle Comme le disait Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un été invincible. » Les fêtes, à travers les pays et les époques, incarnent cet « été intérieur » qui arrache la communauté humaine à la monotonie du quotidien. Elles sont des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212840" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/khoukhs-.jpeg" alt="" width="299" height="168" /></p>
<p>La fête, une nécessité existentielle</p>
<p>Comme le disait Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un été invincible. » Les fêtes, à travers les pays et les époques, incarnent cet « été intérieur » qui arrache la communauté humaine à la monotonie du quotidien. Elles sont des rituels cycliques répondant au besoin fondamental de l’homme de dépasser le réel pour accéder à un sens plus grand, de renforcer les liens sociaux par cette « effervescence collective » décrite par Émile Durkheim. Mais lorsque ces célébrations se transforment en fardeau financier et en lutte contre les prix, elles risquent de perdre leur âme, voire de devenir des « quasi-péchés » qui alourdissent les cœurs avant même les tables.</p>
<p>Le Maroc : un modèle vivant de richesse festive et de défis contemporains</p>
<p>La culture des fêtes au Maroc a toujours été le reflet d’une identité unique, mêlant authenticité amazighe, profondeur islamique et héritages arabo-andalous. De l’Aïd el-Fitr avec ses pâtisseries (« cornes de gazelle ») et ses rituels comme le « Haq el-melh » (droit du sel), à l’Aïd el-Kébir symbolisant le sacrifice et la solidarité familiale, en passant par les « moussems » traditionnels (Tan-Tan) et le Nouvel An amazigh devenu officiel. Ces occasions constituaient un pont vital pour réintégrer les familles nucléaires dans le tissu de la grande famille, source de sécurité psychologique et d’appartenance collective.</p>
<p>Pourtant, ce riche patrimoine se heurte désormais à des mutations contemporaines : vie chère, marchandisation du sacré, phénomène du « paraître social » sur les réseaux sociaux, et même « l’évasion sociale » face aux questions familiales pesantes. Malgré tout, la fête demeure, au Maroc comme ailleurs, un moment de pardon et d’entraide.</p>
<p>La crise de 2026 : quand l’écart entre les chiffres officiels et la réalité explose.</p>
<p>Cette année, le contraste a atteint son paroxysme. Alors que le ministère de l’Agriculture affirmait une abondance de moutons – l’offre nationale dépassant la demande d’un à deux millions de têtes – les Marocains ont subi un « choc des prix ». Le seuil minimal d’un mouton a atteint 2 200 dirhams, grimpant jusqu’à 8 000 dirhams dans certains marchés, soit une hausse exceptionnelle par rapport aux années précédentes. Les citoyens n’ont pas ressenti l’effet des aides gouvernementales dépassant les 11 milliards de dirhams.</p>
<p>Le mystère a été levé : les intermédiaires – les « chnaqa » – achètent les bêtes aux éleveurs à bas prix pour les revendre à prix d’or dans les villes, exploitant l’absence d’un contrôle efficace sur les chaînes de distribution. À cela s’ajoutent la hausse du coût des aliments pour bétail due à la sécheresse successive et à l’instabilité climatique, renchérissant la charge sur les petits éleveurs et les consommateurs. Des appels populaires au boycott de l’achat des moutons ont émergé sous le hashtag « Khalih ibaabae » (laissez-le bêler), tandis que les déclarations du ministre Ahmed El Bouari étaient qualifiées de « matière à sarcasme » tant elles semblaient déconnectées du vécu quotidien.</p>
<p>Enseignements : comment rester fidèles à l’esprit de la fête ?</p>
<p>Si nous voulons que les fêtes restent des fêtes et non des « quasi-péchés », l’expérience marocaine de 2026 nous impose de dégager des conditions objectives :</p>
<p>1. Réformer les circuits de distribution et contrôler les marchés</p>
<p>Il ne suffit pas de fournir des moutons ou de subventionner les éleveurs si les intermédiaires dictent les prix. Il faut créer des marchés régionaux directs entre éleveurs et consommateurs, activer des mécanismes répressifs contre l’accaparement et les spéculations, et rendre obligatoire l’affichage du prix par tête.</p>
<p>2. Rationaliser la consommation et rejeter le paraître social</p>
<p>Médias, influenceurs et institutions religieuses doivent rappeler que l’essence de l’Aïd n’est ni la taille de la bête ni la somptuosité du caftan, mais la spiritualité, les liens de parenté et l’entraide. Une famille peut acheter un mouton plus jeune, ou partager une bête avec des voisins ou des proches, ranimant ainsi les valeurs de coopération.</p>
<p>3. Soutenir les petits éleveurs et sécuriser les aliments pour bétail</p>
<p>Investir dans les infrastructures du cheptel et fournir des aliments subventionnés aux petits éleveurs au moins six mois avant la saison garantit la stabilité des prix en amont.</p>
<p>4. Restaurer la dimension psychologique et spirituelle</p>
<p>La fête est une opportunité de pardon et d’apaisement des conflits, non de comparaisons sociales. Chaque famille doit établir un budget réaliste, sans céder aux pressions de la mode ou des vœux filmés. Il est essentiel de consacrer une partie des dépenses aux nécessiteux : si l’on ne peut acheter de mouton, nourrir un pauvre suffit.</p>
<p>5. Transparence gouvernementale, sans illusion</p>
<p>Les responsables ne doivent pas parler d’« abondance » que le citoyen ne ressent pas sur le terrain. Les statistiques seules trompent si elles ne s’accompagnent pas de mécanismes permettant d’accéder au consommateur final à des prix raisonnables.</p>
<p>Conclusion : l’homme est un être de fête, mais pas un être esclavagé par les prix</p>
<p>En définitive, les fêtes restent la preuve que l’homme, dans son essence, est un « être de célébration ». Mais la véritable célébration ne s’achète pas avec une fortune, ne se mesure pas au nombre de moutons, mais à la capacité d’une communauté à faire de l’événement un moment de rapprochement, de solidarité et de gratitude.</p>
<p>La crise de 2026 au Maroc n’est pas qu’une crise des prix ; c’est un appel retentissant à revoir notre rapport aux fêtes : sont-elles pour la consommation ou pour l’élévation ? Pour l’apparence ou pour la sincérité ? Il est temps de protéger notre joie contre les spéculations et les intentions mercantiles. Alors seulement, la fête restera une fête.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La météo de ce jeudi 28 mai: Température maximale en baisse</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212836</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 10:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques de ce jeudi 28 mai 2026 : –  Temps assez chaud à localement chaud sur les plaines nord et centres, le Saiss, la vallée de Moulouya, le Sud-est et l’intérieur des provinces sud. – Nuages instables avec ondées ou averses orageuses locales sur le Haut Atlas, le Sud-est et l’Oriental, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici les prévisions météorologiques de ce jeudi 28 mai 2026 :</p>
<p>–  Temps assez chaud à localement chaud sur les plaines nord et centres, le Saiss, la vallée de Moulouya, le Sud-est et l’intérieur des provinces sud.</p>
<p>– Nuages instables avec ondées ou averses orageuses locales sur le Haut Atlas, le Sud-est et l’Oriental, et localement sur le Rif et le Moyen Atlas.</p>
<p>– Formations brumeuses matinale et nocturnes sur la rive méditerranéenne et par endroits sur les côtes atlantiques.</p>
<p>– Rafales de vent modérées à assez fortes sur les provinces sud, et par endroits sur le Sud-est, l’Oriental et l’Atlas, avec chasse-poussières locales.</p>
<p>– Température minimale de l’ordre de 06/12°C sur l’Atlas, de 11/18°C sur le Rif, la rive méditerranéenne et près des côtes atlantiques, de 23/28 sur l’extrême sud-est, l’Est et le Sud des provinces sahariennes, et de 18/23 partout ailleurs.</p>
<p>– Température maximale en baisse sur les plaines nord et centres, l’Atlas et les provinces sud, et en légère hausse ailleurs.</p>
<p>– Mer belle à peu agitée sur la Méditerranée, peu agitée à agitée sur le détroit et peu agitée à agitée le long du littoral atlantique localement agitée au sud de Cap Barbas.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maati Kabbal publie un premier roman saisissant. « Le châtiment de la chair » ou l&#8217;héritage maudit d&#8217;un patriarche</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212825</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 00:01:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[On a connu et lu avec délice, Maati Kabbal comme un nouvelliste incisif et caustique. Dans ses récits en arabe ou en français, tels « le cimetière des Chiens », « Daouia Toxik», « Maroc, fragments instantanés », « je t’ai à l’oeil », etc.., il déploie son écriture à partir d’histoires remontées du « &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On a connu et lu avec délice, Maati Kabbal comme un nouvelliste incisif et caustique. Dans ses récits en arabe ou en français, tels « le cimetière des Chiens », « Daouia Toxik», « Maroc, fragments instantanés », « je t’ai à l’oeil », etc.., il déploie son écriture à partir d’histoires remontées du « fond la Jarre », personnages déracinés ou brisés au langage sardonique puisé dans le terroir de son bled natal. On l’a donc connu comme le décrit Fouad Laroui, «miniaturiste», on le retrouve aujourd’hui un romancier, architecte d’histoires où le passé interpelle le présent.</p>
<p>Déjà, le titre du roman annonce l’intrigue et l’énigme: « Le châtiment de la chair » nous met dans une situation jouissive d’amour, de mort et de supplice. C’est l’histoire d’un patriarche, Boubrik, engagé dans l’armée du sultan Hassan premier. Ce dernier avait l’habitude de prendre lui-même la tête de son armée pour mener des Harkas contre les tribus récalcitrantes. Boubrik était connu pour être un soldat sans pitié contre ses ennemis. Il eut les faveurs du sultan. Au cours d’une expédition contre une tribu de la région de Tadla, ce dernier tomba malade puis décéda quelques jours après suite, dit-on, à une maladie non diagnostiquée. Le vizir Ba Ahmed mit en scène sur le style shakespearien, la mort du sultan. Il ne souffla mot à personne et agisse comme si Hassan Premier était toujours en vie. Au retour de l’armée à Rabat, on creusa un gros trou pour faire passer le cercueil du sultan. La tradition veut que le mort ait sa place dans l’extra-muros!</p>
<p>A la mort du sultan, Boubrik rassembla famille et soldats proches et sa caravane s’ébranla vers le centre du Maroc. On devine aisément l’emplacement dans la région de Chaouia. Sur place il choisit une Koudia, un vallon, qui domine les quatre points cardinaux. Sa famille s’agrandit et devient une tribu avec des fils et des petits fils. Fatna, sa favorite voyant qu’il la néglige au profit des trois autres femmes plus jeune, précipita sa mort en lui administrant un breuvage empoisonné. Les garçons ayant hérité du père un gros sexe en firent un moyen d’enrichissement auprès de bourgeoises venant de Casablanca, Rabat ou Marrakech. Elles payaient une ou deux nuitées pour trouver une jouissance éphémère ou « guérir » leur stérilité. A la fin, les autorités qui voyaient d’un mauvais oeil ce commerce y ont mis un terme. Des nombreux petits fils de Boubrik, l’auteur en choisit six, deux femmes et quatre hommes. Chacun et chacune d’eux verra son étoile pâlir avant de sombrer dans l’abîme: Fatna deviendra Chikha, Ouardia fréquentera les cavernes de Casa avant de donner naissance à Hadi, qui deviendra plus tard un tueur en série, Laouina deviendra acteur pour films porno avant que Hadi ne débarque un jour à Marrakech et le trucide, Hassan lèvera le drapeau de Daech et finira sous les balles à Tadla. Jilali quitte son poste d’enseignant et prend le large vers le Sud. Lou, une française qu’il rencontra dans le car en partance pour Tarfaya, écrira un livre sur St Exupéry, le prend sous ses ailes.</p>
<p>Récit d’une généalogie fracturée, le châtiment de la chair esquisse à grands traits six destins, six histoires qui se moquent complètement de l’usure et des outrages du temps.</p>
<p>Maati Kabbal, le châtiment de la chair, 106 pages; Editions Toubkal avec le soutien du CCME.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UN ARTISTE. UNE ŒUVRE. JILALI GHARBAOUI : PEINDRE « JUSQU&#8217;A L&#8217;OS »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212801</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 19:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Jilali Gharbaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Majdouline WAHIB* Il y a des artistes que l’on découvre tardivement, puis dont l’absence dans notre parcours devient presque incompréhensible. Jilali Gharbaoui est de ceux-là. Né à Jorf El Melha en 1930, il meurt à Paris le 8 avril 1971, à seulement quarante et un ans. Derrière lui, il laisse une œuvre dense, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Majdouline WAHIB*</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212046" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha-.jpeg" alt="" width="1080" height="606" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--300x168.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--1024x575.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--768x431.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p><strong>Il y a des artistes que l’on découvre tardivement, puis dont l’absence dans notre parcours devient presque incompréhensible. Jilali Gharbaoui est de ceux-là. Né à Jorf El Melha en 1930, il meurt à Paris le 8 avril 1971, à seulement quarante et un ans. Derrière lui, il laisse une œuvre dense, habitée, traversée par une tension qui continue encore aujourd’hui de saisir ceux qui la rencontrent.</strong></p>
<p><strong>Chez Gharbaoui, la peinture ne cherche jamais à séduire facilement. Elle surgit avec une force brute, comme une nécessité intérieure. Chaque toile semble porter la trace d’un combat intime, d’une urgence impossible à contenir. C’est sans doute ce qui donne à son œuvre une telle intensité.</strong></p>
<p><strong>Il y a dans sa trajectoire quelque chose qui rappelle Van Gogh dans son acharnement à peindre malgré tout, ou Basquiat dans cette façon de transformer une douleur intime en langage universel. Gharbaoui n’a pas peint pour plaire. Il a peint parce qu’il ne pouvait pas faire autrement.</strong></p>
<p><strong>Un enfant de nulle part devenu peintre de partout</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212814" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui1.jpeg" alt="" width="270" height="187" /></strong></p>
<p><strong>Très tôt confronté à la perte de ses parents, Jilali Gharbaoui grandit dans un orphelinat avant de poursuivre ses études secondaires à Fès. Pendant un temps, il travaille comme marchand de journaux tout en suivant des cours de dessin et de peinture à l’Académie des arts de la ville. C’est durant cette période que se développe progressivement son intérêt pour la création picturale.</strong></p>
<p><strong>Au début des années 1950, le destin de Jilali Gharbaoui prend un tournant décisif grâce au soutien de l’écrivain Ahmed Sefrioui. Celui-ci l’aide à obtenir une bourse qui lui ouvre les portes de Paris, où il poursuit sa formation à l’École des Beaux-Arts avant de fréquenter l’Académie Julian. Il découvre alors les grands mouvements artistiques européens de son époque, l’abstraction lyrique, l’expressionnisme, les recherches autour du geste et de la matière, mais sans jamais se fondre totalement dans un courant précis.</strong></p>
<p><strong>Car chez Gharbaoui, il ne s’agit pas d’imiter ou d’appartenir. Il s’agit avant tout de traduire une émotion, une tension intérieure, quelque chose qui échappe aux mots.</strong></p>
<p><strong>Une peinture qui dit l’indicible</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212816" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2.jpeg" alt="" width="677" height="512" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2.jpeg 677w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2-300x227.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px" /></strong></p>
<p><strong>Ce qui frappe immédiatement dans les œuvres de Gharbaoui, c’est leur puissance physique. Ses toiles ne se contemplent pas passivement ; elles imposent une présence. La matière semble vibrer, les formes apparaissent puis disparaissent, les couleurs se heurtent ou se dissolvent dans des mouvements presque fiévreux.</strong></p>
<p><strong>Sa peinture s’éloigne volontairement des constructions géométriques traditionnelles pour privilégier le geste, le rythme et la lumière. Son abstraction reste profondément habitée : derrière les traces du pinceau, on croit parfois deviner des silhouettes, des paysages ou des fragments de visages, comme des souvenirs en train de s’effacer.</strong><br />
<strong>Aujourd’hui, Gharbaoui est considéré comme l’un des pionniers de l’art moderne marocain, aux côtés d’Ahmed Cherkaoui. Son œuvre a ouvert un espace nouveau dans la peinture marocaine, en dialoguant avec les courants internationaux tout en conservant une voix profondément singulière.</strong></p>
<p><strong>Une vie consumée, une reconnaissance tardive</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212818" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui3.jpeg" alt="" width="280" height="180" /></strong></p>
<p><strong>La vie de Gharbaoui reste marquée par une grande fragilité. Entre le Maroc, Paris et la Sicile, il traverse des périodes d’errance et d’instabilité qui nourrissent aussi l’intensité de son travail. Cette tension permanente semble traverser chacune de ses toiles.</strong></p>
<p><strong>La reconnaissance financière est venue, comme souvent, après. Bien après. En 2015, une huile sur toile de 1959 atteint 7,4 millions de dirhams lors d’une vente à Paris. Un chiffre qui dit quelque chose sur la valeur de l’œuvre. Et sur l’ingratitude des époques.</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, ses œuvres figurent dans plusieurs collections prestigieuses, notamment au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat ainsi qu’au Mathaf: Arab Museum of Modern Art à Doha</strong><br />
<strong>Mais derrière cette reconnaissance institutionnelle et les records du marché de l’art demeure surtout l’image d’un homme qui a peint avec une sincérité absolue, sans stratégie ni calcul, simplement parce qu’il ne pouvait pas faire autrement.</strong></p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p><strong>Regarder une toile de Jilali Gharbaoui, c’est accepter d’être déplacé. Son œuvre ne rassure pas, elle questionne, dérange parfois, mais reste profondément vivante. C’est peut-être là que réside sa force : dans cette capacité à continuer de toucher quelque chose d’essentiel, longtemps après la disparition de l’artiste.</strong></p>
<p><strong>Bio express</strong></p>
<p><strong>Jilali Gharbaoui (1930-1971) est un peintre marocain originaire de Jorf El Melha, dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Figure majeure de l’art moderne au Maroc, il étudie à Paris avant de développer une œuvre abstraite marquée par le geste, la matière et l’expression d’une profonde tension intérieure. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections et institutions muséales au Maroc et à l’international.</strong></p>
<p><strong>Références bibliographiques</strong></p>
<p><strong>Tnifass, A. (2007). Jilali Gharbaoui : Voyage au bout du rêve, 1930-1971. Marsam.</strong><br />
<strong>Zahi, F. (Éd.). (2012). Regards sur l’œuvre de Gharbaoui. Bank Al-Maghrib..</strong><br />
<strong>Serghini, L. (2019). Jilali Gharbaoui : L.e messager de l’exil. Studiolo.</strong></p>
<p><strong>* Majdouline WAHIB, Doctorante-chercheuse en sciences de l’éducation, Université Ibn Tofail, Kénitra</strong></p>
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