DOCTEUR MONCEF SLAOUI. ENFANT DU PAYS ET SA FIERTÉ


Donald Trump a mobilisé le potentiel scientifique des USA et d’importants moyens financiers pour la recherche d’un vaccin contre le coronavirus.

Au-delà de l’espérance qui concerne toute la population mondiale, les Marocains sont concernés, particulièrement, par la nomination de Moncef Slaoui, par Donald Trump, en tant que superviseur scientifique de l’«Opération Warp Speed», accompagné du Général Gustave Perna chargé du volet logistique.

On ne reviendra pas ici, en détails, sur la brillante carrière internationale de ce passionné de biologie, immunologie et vaccinologie

Qu’un enfant du pays puisse arriver à ce niveau de responsabilité scientifique, de confiance et de notoriété est une grande source de fierté!

On pense aussi et bien évidemment à Sara Bellali qui fait partie de l’équipe du professeur Raoult à l’IHU de Marseille.

Produit de l’école publique marocaine, Sara Bellali, spécialiste en microbiologie et en microscopie électronique, est une des premières chercheuses au monde à avoir pris un cliché au microscope du Covid 19.

S/t Les appels du destin

Certains râleurs « professionnels », qui sont parfois dans le « dénigrement » ont avancé, que si Moncef Slaoui était resté au pays, il n’aurait pas aspiré à plus que « doyen » de Faculté de Médecine… ce qui, entre nous, est déjà pas mal !!

Ces propos sont étranges parce que d’abord, chacun gère sa vie comme il l’entend et il y a aussi des «appels du destin», puissants et irrépressibles !!

Bien souvent, contrariétés, embuches ou contretemps ne sont que des éléments dans ce chemin qui prépare et mène l’être là où il «doit» aller! Vers sa destinée!!

S/t. Hauts potentiels et surdoués

Il n’est pas étonnant que les hauts potentiels se fassent consacrer à l’étranger, dans des environnements dotés de grands moyens que le pays d’origine ne peut offrir. C’est aussi une question de taille critique du pays, de ses priorités et objectifs.

C’est le cas de ces savants français, allemands, anglais, chinois qui ont mené à bien leur recherche… mais hors de leur pays et notamment aux USA.

Même le sport n’échappe pas à cette règle. De prodigieux argentins, français, portugais, ou marocains … ont brillé dans des championnats de haut niveau hors de leur pays etc.

S/t. La compétence comme seule critère

L’autre leçon à tirer est que la première puissance du monde fait confiance aux personnes pour leur compétence et leur savoir-faire, au-delà de l’origine ou de l’appartenance. Cela reste remarquable dans un monde crispé.

Une formidable leçon. Une ouverture et une main tendue qui doit faire réfléchir les nations, les collectivités, les structures et les microcosmes repliés sur eux-mêmes, entretenant les préjugés et l’exclusion.

S/t. Moncef Slaoui : « Quelqu’un de solution oriented ! »

Moncef Slaoui est né à Agadir en 1959. Il a été formé dans le système éducatif marocain. Élève au Lycée Mohammed V à Casablanca, il a obtenu son baccalauréat à l’âge de 17 ans. Il porte en lui de par sa formation de base et son éducation les valeurs de son pays.

Il a poursuivi ses études à l’Université Libre de Bruxelles, l’Ecole Médicale de Harvard et l’Université de Tufts (Boston). Il a travaillé pendant 30 ans pour le laboratoire GlaxoSmithKline.

En 2018, 2M lui a consacré une édition du programme «Grand Angle». Une personne humble et communicative attaché à sa famille qui vit à Casablanca.

L’émission l’a montré rendant visite à l’Université Polytechnique Mohammed VI de Benguerir et l’Université des Sciences de la Santé de Casablanca. Il a exprimé son intérêt pour des champs de partenariat et les possibilités d’aides qu’il pourrait apporter.

Invité par la Chambre de Commerce Britannique de Casablanca, Moncef Slaoui a exprimé des idées fortes dans le champ du « management de la recherche scientifique » :

«On donne un budget au chercheur pour ses travaux. J’ai banni le mot « budget » dans la recherche et je l’ai remplacé par le mot «investissement». Quand on fait un investissement, on s’attend à un retour. On a une raison d’investir et on a un objectif » .

Il a souligné que cette stratégie a été introduite en 2006 chez GlaxoSmithKline. Après 6 ans, elle a abouti à 24 nouveaux médicaments approuvées par Food and Drug Administration. Autorité américaine pour la commercialisation des médicaments.

Pour Moncef Slaoui, le moteur fondamental de la recherche c’est de « croire réellement qu’on va trouver une solution à la question ». Les clés en sont aussi la  » bonne conduite du travail, la culture de l’effort et la créativité libérée ».

Tout en exprimant son attachement pour son pays, il a affirmé sa disposition à aider et aussi son credo d’être « quelqu’un de solution oriented ».

Enfin, rappelons que Moncef Slaoui supervisera bénévolement l’ » Opération Warp Speed ».