
Vous n’avez peut-être jamais entendu parler des « entrepreneurs de la peur« . Pourtant, ils sont légion chez nous. Dans les partis, les officines droit-de-l’hommistes, les bulles pseudo « intellectuelles », la jungle des réseaux sociaux, etc, prêts à dégainer au moindre soubresaut politique, social, voire géopolitique. Leur recette semble bien rodée: surfer sur la peur d’autrui pour conquérir l’opinion publique et, partant, le pouvoir.
Leur cynisme atteint un niveau incroyablement élevé avec la guerre qui fait rage au Moyen-Orient. Ils biberonnent à la haine anti-USA une jeunesse peu ou mal outillée pour comprendre la complexité des nouvelles réalités géopolitiques. En revanche, ils se jettent tête baissée et les yeux fermés entre les bras des Mollahs d’Iran, qui n’ont pourtant rien à envier à la folie meurtrière du gouvernement extrémiste israélien. Ils jouent sur la peur de l’ennemi “sioniste”, dont les agissements mortifères sont certes condamnables à tous points de vue, mais passent à la trappe les maux causés aux peuples de la région par le régime iranien expansionniste, comptable de tant de souffrances infligées aux peuples de la région, du Liban au Yémen, en passant par l’Irak et la Syrie.
Ils invoquent le même argument utilisé par les extrémistes israéliens pour défendre le régime iranien théocratique qui, au nom de l’Islam, et par le truchement de ses proxys logés à la même enseigne, a commis les pires atrocités contre les enfants d’Alep, Bagdad, Aden, et j’en oublie.
Que penser – aussi et surtout – de cette compromission documentée des « ayatollahs » avec le régime algérien haineux pour entraîner, par les biais du « Hezbollah », les miliciens terroristes séparatistes du “polisario”, au grand préjudice de la mémoire de milliers de soldats marocains tombés en martyrs et leurs familles éplorées et toujours inconsolables.
Le peuple marocain a une mémoire et il est assez lucide pour se laisser entraîner par des démagogues, doublés de maîtres chanteurs.





