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A l’approche de l’Aïd el-Fitr, carton plein pour la djellaba

 

 

Par: Siham Naciri

La djellaba marocaine est l’un des symboles les plus importants de l’identité culturelle du Maroc. Bien plus qu’un simple vêtement traditionnel, c’est une véritable œuvre d’art dont les détails recèlent une histoire riche et une civilisation enracinée depuis des siècles.

Des marchés populaires aux grands événements, la djellaba reste fortement présente dans la vie des Marocains, hommes et femmes, car elle allie authenticité et élégance et s’adapte aux différentes saisons et occasions.

 

 

La djellaba se répand davantage lors des occasions religieuses et sociales, notamment pendant le mois sacré du Ramadan, la nuit du 27 Ramadan et l’Aïd el-Fitr, car les Marocains tiennent à l’acquérir et à la porter pour célébrer ces moments spirituels.

Derrière ce vêtement traditionnel se cache une équipe d’artisans qui travaillent avec précision et savoir-faire pour préserver la beauté de la djellaba marocaine.

Sa confection comprend plusieurs étapes, faisant appel à des spécialistes de différents types de broderie, notamment l’aqad (une bordure décorative), le sfifa (une autre bordure) et le tarz (une autre broderie), ainsi qu’à la couture à la main ou à la machine, selon le choix du client et la qualité souhaitée.

Au micro de lecollimateur.ma, un artisan traditionnel du Grand Marché de la ville de Salé a confirmé que la fabrication de la djellaba exige un effort collectif et de multiples compétences, expliquant que « la djellaba marocaine ou les vêtements traditionnels en général emploient un grand nombre de travailleurs, chacun a sa spécialité, certains font le nouage, d’autres les finitions, et aussi la broderie de ses différentes sortes. »

Il a ajouté que le client choisit entre des vêtements cousus à la main ou à la machine, précisant que « la couture à la main prend plus de temps et coûte plus cher que la couture à la machine, et tout dépend de la qualité souhaitée par le client ».

Sur la question du pillage du patrimoine marocain et de son attribution à d’autres pays, notre interlocuteur souligné que les artisans marocains sont les véritables créateurs de cet artisanat. « Nous sommes l’original, le reste n’est qu’une imitation aveugle. On ne peut pas s’approprier un travail que l’on ne maîtrise pas et le revendiquer ensuite comme sien », a-t-il asséné, en référence aux tentatives d’appropriation de certains éléments du patrimoine marocain ces dernières années.

Et entre les doigts des artisans marocains, la djellaba continue de raconter l’histoire d’un pays qui a préservé son authenticité et est resté attaché à ses racines malgré l’évolution des temps, de sorte que la djellaba demeure plus qu’un simple vêtement… elle est la voix de l’identité marocaine.

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