
Par: Mohamed KHOUKHCHANI

Les précédents historiques plaident pour une solution de confiance.
Le Maroc a déjà connu, par le passé, des expériences de direction du gouvernement confiée à des hommes d’une proximité absolue avec le trône. Du temps de feu Mohammed V, c’est le Prince héritier Moulay El Hassan qui avait été désigné pour présider le conseil de gouvernement, témoignant d’une logique où la confiance et la continuité de l’État primaient sur les calculs partisans. Sous feu Hassan II, un proche conseiller du souverain, homme de l’ombre et de l’action discrète, avait également conduit l’exécutif, dans des moments où le pays avait besoin de stabilité et d’efficacité plutôt que de débats politiciennes.
Aujourd’hui, alors que le Maroc s’apprête à vivre un nouveau tournant majeur, pourquoi ne pas s’inspirer de cette tradition d’exception ? Ces précédents ne sont pas de simples anecdotes : ils montrent que, dans des périodes décisives, la fonction de Chef du gouvernement peut légitimement échoir à un homme dont la légitimité ne vient pas d’un parti, mais de sa compétence, de sa loyauté et de sa vision.
Cinq constats imposent un choix hors norme.
1. La crise de confiance dans la politique politicienne : la défiance des Marocains envers les partis traditionnels et leur gestion du pays ne cesse de croître. Le citoyen ne croit plus aux promesses électorales, il attend des résultats.
2. Le défi planétaire du Mondial 2030 : le Maroc coorganise la Coupe du monde. Ce rendez-vous historique est un test de souveraineté, de prestige et d’organisation. Il exige un Chef de gouvernement capable de coordonner des chantiers titanesques avec une efficacité rare.
3. L’alignement nécessaire sur les orientations royales : après les législatives du 23 septembre 2026, le pays a besoin d’un exécutif qui partage pleinement les directives du souverain, sans dissonances ni agendas parallèles.
4. La mise en œuvre crédible de l’autonomie au Sahara : conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, le projet d’autonomie doit être exécuté avec fermeté. Cela demande un homme d’expérience, respecté sur la scène internationale.
5. Les nouvelles exigences géopolitiques : le Maroc a désormais son mot à dire sur les grands dossiers régionaux et mondiaux. Il lui faut un Chef de gouvernement qui pèse, qui connaît les dossiers et qui inspire confiance aux partenaires étrangers.
L’homme de la situation est Fouad Ali El Himma.
L’intéressé ne cherche ni la lumière ni le bruit des partis. Il travaille dans l’ombre, avec efficacité, loyauté et discrétion – des qualités rares dans le paysage politique marocain actuel.
Sa présence remarquée à l’inauguration du consulat américain à Casablanca, aux côtés de Nasser Bourita et des plus hauts responsables américains, n’est pas un hasard. Elle démontre sa capacité à incarner, sur la scène diplomatique, la constance et la crédibilité du Royaume. L’ambassadeur des États-Unis n’a pas manqué de le remercier chaleureusement, reconnaissance explicite du rôle central qu’il joue discrètement.
Les récentes rumeurs politiques évoquent sérieusement sa possible reconversion à la tête d’une coalition incluant l’USFP et l’Istiqlal, ou aux côtés du RNI. La logique politique, disent-ils, pousse souvent à choisir Fouad Ali El Hemma.
Ce n’est pas un vœu pieux. C’est le constat que, face à l’usure des partis et à l’ampleur des défis, le Maroc a besoin d’un Chef de gouvernement qui ne soit pas l’otage des équilibres partisans, mais le garant de l’intérêt supérieur de l’État.
Une stature internationale et une consécration récente.
La Fondation Mohammed VI pour la paix et la tolérance au Mali a récemment désigné Fouad Ali El Himma « Personnalité de l’année 2025 » au Mali. Cette reconnaissance par un pays frère ne relève pas du simple hommage : elle atteste de son rayonnement personnel et de sa capacité à porter haut les causes du Maroc, en Afrique et au-delà.
Le journal « Africa Intelligence » a rappelé, il y a quelques mois, l’étendue de ses réseaux d’influence et son rôle central dans des dossiers aussi stratégiques que le Sahara ou l’organisation du Mondial 2030. Ces compétences ne s’improvisent pas.
Réconcilier le peuple avec la politique : la mission impossible devenue possible.
Ce dont le Maroc a besoin aujourd’hui, c’est d’un Chef de gouvernement capable de réconcilier le peuple avec l’action publique. Non par des discours, mais par des actes. Un homme qui incarne la continuité de l’État, la rigueur, et la sobriété.
Fouad Ali El Hemma remplit cette fonction par son parcours : ancien ministre, conseiller royal influent, diplomate de l’ombre, artisan de dossiers majeurs. Il possède une expérience longue de la gestion des affaires publiques, une haute moralité reconnue, et une aptitude unique à travailler sans bruit mais avec des résultats tangibles.
Dans l’histoire récente du Maroc, le choix d’un proche du souverain pour diriger le gouvernement a toujours été un choix de stabilité et d’efficacité. Les précédents historiques l’ont prouvé. Le moment présent, avec ses défis immenses – Mondial 2030, Sahara, crédibilité internationale, réconciliation nationale – impose de ne pas se tromper.
Conclusion : Parier sur El Hemma, c’est parier sur le Maroc
Faire de Fouad Ali El Hemma le prochain Chef de gouvernement après les élections de septembre 2026, ce n’est pas revenir en arrière. C’est, au contraire, choisir d’avancer avec lucidité : en s’appuyant sur un homme qui connaît l’État, qui inspire confiance aux partenaires étrangers, et qui peut enfin incarner une politique efficace, crédible et respectée.
Le peuple marocain aspire à la réconciliation avec ses institutions. Il ne demande qu’à croire à nouveau en ceux qui le gouvernent. El Hemma peut être cette figure fédératrice.
L’heure n’est plus aux expériences partisanes incertaines. L’heure est à la gouvernance d’exception. Le Maroc l’a déjà compris par le passé. Il est temps de le comprendre à nouveau.





