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Italie: Premier revers électoral pour la Première ministre Giorgia Meloni

 

 

Les électeurs italiens ont massivement rejeté une réforme judiciaire phare défendue par la Première ministre Giorgia Meloni, rapporte l’agence « Reuters ».

Ce rejet constitue un premier revers à la coalition de droite de Meloni, à l’approche des élections générales  (septembre 2027).

Les « regrets » de Meloni…

Après le dépouillement de la plupart des bulletins de vote suite au référendum des 22 et 23 mars, le bloc du «Non», soutenu par l’opposition, a recueilli près de 54 % des voix contre 46 % qui approuvaient la volonté du gouvernement de réécrire la constitution et de réformer le système judiciaire italien, farouchement indépendant.

« Les Italiens ont décidé et nous respectons cette décision », a déclaré Meloni dans un message publié sur les réseaux sociaux.

« Nous regrettons évidemment cette occasion manquée de moderniser l’Italie, mais cela ne change rien à notre engagement de continuer à travailler sérieusement et résolument pour le bien de la nation », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle n’avait aucune intention de démissionner.

La participation a été bien plus élevée que prévu, à près de 60 %, les électeurs ayant apparemment été dynamisés par une campagne houleuse qui a mis en lumière une profonde animosité entre la coalition de droite et les magistrats italiens, animosité qui laissera des traces durables.

Cette défaite prive Meloni de son aura de gagnante aux yeux de l’électorat italien après quatre années de victoires consécutives lors d’une série d’élections locales et nationales.

Ce résultat pourrait redynamiser le centre-gauche fragmenté, donnant aux deux principaux partis d’opposition, le Parti démocrate et le Mouvement 5 Étoiles, l’impulsion nécessaire pour forger une large alliance afin de s’attaquer au bloc conservateur.

« Nous l’avons fait ! Vive la Constitution ! », a déclaré Giuseppe Conte, chef du Mouvement 5 Étoiles et ancien Premier ministre.

Un vote de mécontentement

Les sondeurs ont indiqué, avant le scrutin, que beaucoup de ceux qui voteraient « Non » le feraient probablement pour exprimer leur mécontentement envers l’administration Meloni plutôt que pour s’intéresser au fond de cette réforme très technique.

Le référendum proposait de séparer les carrières des juges et des procureurs, et de scinder l’organe d’autogestion des magistrats en deux sections, dont les membres seraient tirés au sort plutôt qu’élus. Le gouvernement justifiait ces changements par la nécessité de responsabiliser davantage le pouvoir judiciaire et d’empêcher des factions politiquement motivées de contrôler les postes clés.

De l’aveu même du gouvernement, ces changements n’auraient pas permis de régler l’un des principaux problèmes qui affectent l’Italie : un système judiciaire notoirement lent qui pèse sur l’économie.

Les hommes politiques italiens ont tenté à de nombreuses reprises de modifier certains aspects de la constitution, mais ont presque toujours échoué.

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