REDÉCOLLAGE DU TOURISME. AU-DELÀ DES DISCOURS…


Annonce a été faite aujourd’hui par Monsieur le Ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, que la priorité est donnée au secteur touristique, dont l’importance pour l’économie nationale n’est plus à prouver.

 
Une rencontre où étaient également présents le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, Madame la ministre du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale, Nadia Fettah Alaoui, plusieurs institutions publiques ainsi que des représentants du secteur.

 
Nous pouvons saluer sur la forme cet engagement transversal de l’Etat ainsi que la démarche d’un dialogue avec les premiers concernés, à savoir les professionnels du secteur qui a été très fortement impacté par la pandémie Covid19.
 
Parmi les décisions annoncées une ouverture conditionnée des vols internationaux et une reprise des déplacements entre les zones 1 dites d’allégement : le tout encadré par des commissions de contrôles mixtes.
 
Une gestion de crise et à plus forte raison de sortie de crise, impose des actions raisonnables et rationnelles, et en ce sens les mesures annoncées paraissent rentrer dans cette catégorie.
 
Certes, mais sans se leurrer, et avec toute la meilleure volonté politique du monde, le secteur est et restera dans la bourrasque à l’instar de la conjoncture mondiale.
 
Les mesures étatiques prises, même se elles sont nécessaires, contribueront à atténuer les effets économiques et une spirale descendante dont on verra les impacts après-coup sur le PIB national.
 
La Tunisie dont les frontières sont d’ores et déjà ouvertes et malgré un positionnement concurrentiel plus avantageux, tarde à voir les touristes européens affluer ; puisque les pays émetteurs eux-mêmes incitent leurs citoyens à consommer local ; ayant également été durement impactés par l’arrêt économique. 
 
L’effort d’une redynamisation est salutaire et bienvenu, toutefois et afin d’assurer une pérennité à ce secteur qui se veut une de nos locomotives économiques ; la stratégie nationale en la matière gagnerait à être améliorée.
 
Le Maroc reste une destination plus onéreuse que ses voisins et pays concurrents directs, Tunisie, Egypte et Turquie entre autres ; et un effort pour une mise à niveau concurrentielle pourraient avoir de bon résultats moyen et long-termistes.
 
Une offre plus diversifiée, capitalisant d’une part sur le patrimoine et sites archéologiques dont on constate ces dernières années une meilleure valorisation ; et d’autre part une réelle offre de tourisme culturel loin de tout stéréotypes folkloriques.
 
De plus, et à l’heure du Maroc vert, capitaliser sur le tourisme vert (écotourisme) -qui connaît un engouement international- peut également s’avérer prometteur.
 
Et enfin, combattre l’incivisme parfois fortement ancré dans quelques agglomérations marocaines inciterait les étrangers à avoir une meilleure image du pays, de ses habitants et de son hospitalité.

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