ACTUALITÉMONDE

Enième crash près de la base militaire de Boufarik. Quand l’Armée de l’air algérienne bat de l’aile…

Un avion de transport militaire s’est écrasé  jeudi 5 mars « immédiatement après son décollage » de la base aérienne de Boufarik près d’Alger, a indiqué le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. Le crash a fait deux morts et quatre blessés.

« A la suite d’ une mission programmée, un petit avion de transport militaire BE 1900 s’est écrasé le 5 mars 2026 à midi, immédiatement après son décollage de la base aérienne de Boufarik », a indiqué le MDN, cité par le site « Tout sur l’Algérie« .

L’appareil avait à son bord un équipage de six personnes. Ce crash a coûté la « vie à deux pilotes ». Blessés, les autres membres d’équipage ont été « immédiatement » évacués à l’Hôpital central de l’armée d’Ain Naâdja.

Ce nouvel accident vient alourdir le sinistre bilan des crashs essuyés par l’armée de l’air algérienne durant les douze dernières années, dont le plus horrible est celui de l’avion de transport de troupes, Iliouchine, qui s’est écrasé en avril 2018 près de Boufarik, 30 Km d’Alger, avec à son bord  280 militaires, dont une trentaine de miliciens du mouvement séparatiste du polisario.

Pourquoi autant de crashs en Algérie?

La multiplication d’incidents touchant le matériel d’aviation militaire pose avec insistance la question de la fiabilité, de la maintenance et de l’âge des appareils militaires algériens. La plupart des appareils volants de l’armée algérienne sont de fabrication russe, ce qui crée une dépendance en matière de rééquipement et de réparation.

Quid des rétrocommissions touchées par les haut galonnés sur chaque contrat d’armement?

Les généraux algériens ont touché d’importantes commissions sur les contrats d’armement réalisés. Dans son livre « la Mafia des généraux algériens », disponible sur le site « les tyrans de ce monde », l’opposant Hicham Abboud indique que la majorité de ces généraux détiennent, au-delà des investissements en immobilier, des comptes bancaires bien garnis dans les « paradis fiscaux » européens.

Quand l’attrait des juteuses rétrocommissions intervient dans l’achat des armes, le sujet crucial du devenir de ces armes et leur maintenance devient secondaire. Autant que la vie du soldat algérien, qui ne vaudrait pas un clou aux yeux de Said Chengriha qui a transformé l’état-major de l’ANP en chasse gardée au service des copains et… des coquins.

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Soyez le premier à lire nos articles en activant les notifications ! Activer Non Merci