ALGÉRIE: LE GROSSIER ET VULGAIRE PLAGIAT DE LA CHANSON ÉPONYME DE CHEFCHAOUEN. LA RÉACTION INDIGNÉE DE NOUAMANE LAHLOU.

Nouamane Lahlou n’en revient pas. Pas plus d’ailleurs que ses compatriotes qui se déchaînent contre le vol de sa célèbre chanson: « Ya Chefchaouen ya Nouara », devenue, on ne sait par quel enchantement, « la chanson officielle des Jeux méditerranéens Oran 2022 » (du 25 juin au 5 juillet) ! 

« Ya (Wahran) ya nouara »! Ils ont juste remplacé le nom de Chefchaouen par celui d’Oran, deux ou trois mots par d’autres, ce qui rend flagrant, grotesque et ridicule le plagiat de l’effort du grand artiste marocain, qui a lui-même écrit les paroles de cette chanson au succès indémodable, composé et interprété ses rythmes en 2006.

 

 

 

Pour rappel, l’oeuvre dédiée à la Perle bleue du Royaume avait déjà été plagiée en 2011 par un chanteur algérien nommé Mohamed Lamine, sous ce titre ronflant: « Ya Djazaïr y’a nouara »!! « Mohamed Lamine était venu alors me voir pour présenter ses excuses », nous confie Nouaâmane Lahlou. « J’ai alors passé l’éponge, j’ai pensé qu’il était sincère, qui plus est un voisin », enchaîne l’artiste.

 

 

Or, il s’agit aujourd’hui d’une récidive et Nouaâmane Lahlou ne compte pas y aller de main morte. « J’ai saisi le BMDA (Bureau marocain des droits d’auteur), le Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique-Paris) », dévoile-t-il, en nous montrant un document dûment signé par le BMDA. 

Interrogé sur l’éventualité de déposer plainte pour viol du droit de propriété intellectuelle, M. Lahlou a répondu ne pas être en mesure de le faire lui-même. « Que puis-je faire devant un pays qui n’est même pas inscrit aux instances internationales censées protéger les droits d’auteur »? », s’interroge-t-il.

Mais l’artiste affirme avoir été assuré par le ministre de la Culture, Mohamed Mehdi Bensaïd, qui lui aurait promis de faire le nécessaire.

Avec cette nouvelle affaire, il est clair qu’Alger a dépassé le seuil de l’intolérable et que les autorités marocaines compétentes doivent (désormais) afficher zéro tolérance.

Le régime voisin ne peut se permettre de piller impunément ce que les Marocains ont de plus précieux: leur patrimoine culturel et artistique.