Le recommencement éternel de l’absurde

Un nouveau palier dans l’échelle de l’horreur a été franchi ce vendredi matin. Une gare de Kramatorsk, est de l’Ukraine, a été visée par deux missiles Grad alors qu’elle était bondée de réfugiés qui voulaient fuir la guerre. Pas moins de cinquante civils innocents, dont cinq enfants, ont péri dans ce bombardement qui, toute proportion gardée, est constitutif d’un crime de guerre. De la même manière que l’aura été le génocide de Boutcha, région de Kiev, où un charnier a été découvert il y a tout juste une semaine, après le retrait des troupes russes. 

 

 

 

 

Pendant ce temps, les « puissants » du monde rivalisent de termes de condamnation, d’indignation et de stupéfaction, tout en sachant que ces réactions ne pourront pas stopper la machine de guerre qui est entrée ce vendredi dans son quarante-quatrième jour.

Pendant ce massacre, l’ONU, -le « gadget », pour reprendre une formule de Charles de Gueule-, se contente de constater ce cortège funèbre qui s’étend à l’infini. Elle a d’ailleurs  goûté à d’autres échecs retentissants dans les chaudrons palestinien, syrien, irakien, yéménite, et j’en oublie. 

La Cour pénale internationale, le bras juridique de l’ONU basé à La Hay (Pays-Bas), n’a pas daigné sortir du placard le fameux Traité multilatéral nommé « Statut de Rome » ratifié le 17 juillet 1998 et entreprendre les actions nécessaires contre les auteurs de ces crimes épouvantables.

Encore une fois, l’ONU a démontré son incapacité désarmante à protéger les civils, à plus forte raison prévenir les guerres. On se demande, la mort dans l’âme, à quoi sert encore le « bidule », si ce n’est à distribuer les bonnes paroles, prêcher la paix dans un monde qui ne se découvre plus de visage humain, où la loi du plus ignoble s’est substituée à la loi du plus fort!

Il est temps, il était temps de réfléchir à réformer cette machine bureaucratique, de manière à la mettre au service de l’humanité au lieu de servir de « couverture » aux atrocités immondes qui continuent d’endeuiller le monde.