Vie politique: Le pourrissement


L’actuel gouvernement vient de passer ses 100 premiers jours. Il faut reconnaître qu’on ne s’attendait pas, vraiment, à des réalisations palpables. Sachant qu’une bonne partie de ce temps a été consommée pour les « réglages ». Vous connaissez la chanson !

En revanche, on avait envie de voir venir des signaux prometteurs pour la suite d’un mandat pétri de promesses chevillées à des attentes et autres aspirations auxquelles il faut répondre.

Les contraintes des incertitudes liées à la seule pandémie ne sauraient être des excuses pour corroborer cet attentisme qui risque, au fil des jours, de se transformer en doute endémique.

Dans les médias, la majorité  essaie, bon an mal an, de médiatiser ce qu’elle pense être des « réalisations en un temps record ». La rue, face au réel, ne voit rien. Ne ressent rien. Elle est dans l’expectative. Pure et dure, en l’occurrence !

En face, les formations de l’opposition, dans les deux Chambres du Parlement, semblent faire dans la figuration. Plutôt compréhensible quand on sait qu’elles seraient dans la  quête de repères. D’autant plus qu’elles sont prises dans des scènes de ménage.

À l’USFP, ils sont pris par le 11ème congrès. Avec en toile de fond des rixes et des confrontations par réseaux sociaux interposés.

Au PPS, il y a des communiqués de positionnement et des batailles intestines qui n’en finissent pas.

Au PJD, l’ancien-nouveau patron se contente de sorties à la recherche d’une crédibilité entamée !

Dans la foulée, le gouvernement annonce une énième reconduction de l’état d’urgence.

Quant à la question lancinante de la réouverture des frontières, dont dépendent de larges pans de la société et une non moins bonne partie du tissu productif, on tergiverse entre le « oui, mais… » et le mutisme emmitouflée !

Il n’y aurait que Hakimi & CO.  qui animent la scène !