LES VÉRITÉS TUES DEVIENNENT VÉNÉNEUSES


Le Maroc est la source de tous les maux de l’Algérie. La pénurie alimentaire. Les coupures d’eau et d’électricité. Le pillage des pétro et gazo-dinars. La catastrophe sanitaire. La flambée du Sars-Cov. Les records de chômage. La hausse du mercure. L’assèchement de la nappe phréatique. La falsification des élections. L’usurpation de la fonction de président. La chape de plomb vert-kaki…

On aura tout vu et tout entendu! Las, on s’est résigné à la fatalité géographique et à la malédiction d’un voisinage exécrable incarné par une junte sous-instruite, mal éduquée, inculte et surtout aveuglée par une haine féroce envers le Maroc qui ne s’est d’ailleurs jamais abaissé à ce jeu malsain, malveillant, indigne… « Le silence est la meilleure réponse que l’on puisse faire à un sot« , se disait-on en espérant que ce voisin décérébré et rancunier reviendra un jour à la Raison… et à de meilleurs sentiments envers nous.

Or, il s’est avéré au fil des années que ce silence a plutôt encouragé la bête galonnée à persévérer dans la méchanceté, poussant la traîtrise et la lâcheté jusqu’à fomenter les coups les plus abjects et les sordides y compris à l’autre bout de Gibraltar, l’Espagne et l’Allemagne notamment, pour ne pas parler des dictatures latino-américaines, sans compter évidemment l’Union africaine restée jusqu’à 2017 le fer de lance des hostilités algériennes contre les intérêts du Royaume, à leur tête son intégrité territoriale.

Voyez, on pourrait passer notre temps à égrener le chapelet des interminables manifestations d’hostilité du voisin de l’est, mais là n’est pas notre propos. Vendredi 16 juillet 2021, Ramtane Lamamra qui a récemment été rappelé à la tête du MAE algérien pour sa capacité à « aboyer plus fort que son prédécesseur« !, s’est fendu d’une déclaration où il a accusé le Maroc d’apporter « un soutien multiforme à un groupe terroriste connu, comme cela a été le cas du soutien aux groupes terroristes qui ont ensanglanté l’Algérie durant la décennie noire« .

Vous avez bien lu: « Soutien (marocain) multiforme » au peuple kabyle frère, qui n’a pourtant jamais porté les armes pour faire valoir son droit à l’autodétermination, malgré la répression féroce qu’il subit depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Le « Pitbull » a oublié à l’insu de son gré le soutien militaire, celui-là vrai, que  le régime boumédiéniste apporte encore et toujours au groupe séparatiste du « polisario », qu’il  abrite sur son sol, finance et équipe en tous types d’armes, poussant l’aventurisme jusqu’à ouvrir le goulag de Lahmada-Tindouf devant les experts militaires du Hezbollah, bras armé des Mollahs iraniens au sud-Liban, pour entraîner la soldatesque du « polisario » aux nouvelles techniques de la guérilla, notamment « la guerre des tranchées »

Mais passons, car le Maroc se voit encore accuser d’avoir « soutenu les groupes terroristes qui ont ensanglanté l’Algérie durant la décennie noire (années 90) » avec sa funèbre procession de victimes tragiques d’une guerre civile qui ne dit pas encore son nom (pas moins de 250.000 morts!).

Mohamed Boudiaf se serait sûrement retourné dans sa tombe… Les stratèges de l’assassinat de ce grand compagnon de libération courent toujours impunément… Pire, ils ont même été rappelés par le timonier « Cheng' » pour achever le sale boulot comme le démontre le retour de l’ancien stratège de la guerre civile, le général Khaled Nezzar, ou encore l’ancien patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Mohamed Lamine Mediene, alias le général « Tewfik« , surnommé « Rab Dzaïr« …

Le terrorisme made in Algeria se métastase dans la région sahélo-saharienne

Lamamara n’a visiblement pas consulté les rapports des services de renseignement occidentaux pour se rendre à l’évidence que la « Issaba » tapie au Club des Pins (Station balnéaire algéroise), est nommément pointée pour son implication de facto dans la propagation métastatique du terrorisme dans la région sahélo-saharienne, pour ne pas parler de la Libye ou encore la Tunisie dont les frontières poreuses sont devenues de véritables passoires pour des terroristes de tous poils.

Et pour s’en apercevoir, il n’est qu’à constater que la majorité des émirs qui mettent la région à feu et à sang sont issus ou de l’Algérie ou de « la république de Tindouf ».

En voulez-vous des exemples, allons-y: Adnane Abou Walid al-Sahraoui, émir de « l’État islamique du grand Sahara » (EIGS), était un ex-élément des milices séparatistes du « polisario » avant de se convertir à l’activité terroriste. Son pedigree est garni de crimes sanglants, dont le plus spectaculaire est l’attentat, perpétré à Tongo Tongo (174 km de Niamey, Niger), en octobre 2017, au cours duquel plusieurs soldats américains ont été tués.

Ce n’est pas anodin si Abou Walid al-Sahraoui figure en tête de liste des terroristes les plus recherchés par les services américains et leurs homologues européens. Ce n’est pas anodin non plus si les camps de Tindouf devenus une fabrique de terroristes braquent les regards des observateurs. Ils ont enfanté bien des terroristes devenus des « lieutenants » d’Abou Walid al-Sahraoui: Djouleybib al-Sahraoui, Rhissa al-Sahraoui…

Mokhtar Belmokhtar, le natif d’Annaba alias « Al Aâwar » (Le Borgne), était un habitué des couloirs feutrés du DRS algérien, et son action la plus spectaculaire a été l’attaque perpétrée en 2013 contre le champ gazier d’In Amenas.

Lyad Ag Ghali, émir des Ansar Eddine (Partisans de l’Islam), est originaire du Hoggar, massif montagneux situé dans le sahara algérien. En 2013, Ag Ghali a conduit ses escadrons de la mort aux portes de Bamako, au Mali, et il n’a pu en être délogé que grâce à l’opération militaire française « Serval ». Il était l’ami de Mohamed Abdelaziz, ancien chef du « polisario ». 

Voyez, on pourrait allonger la liste, mais abrégeons. Si les renseignements occidentaux sont unanimes sur l’implication algérienne dans la propagation métastatique du terrorisme, il manque toutefois ce courage politique salutaire pour dire ses quatre vérités à un régime devenu un véritable danger pour la région. 

Les vérités tues (celles que l’on tait) deviennent vénéneuses, avertissait Nietzsche. Autant crever l’abcès… Il y va d’une région devenue un véritable baril de poudre…


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