MARASME POLITIQUE, MALAISE SOCIAL, PRESSE “AUX ORDRES”… LES PARTIS D’OPPOSITION VEULENT REBATTRE LES CARTES

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Feue Hajja Hamdaouia apparaît à la télévision plus que Nabil Benabdallah“. “Les voix libres dans la presse nationale sont muselées”… Lors d’une rencontre-débat avec la presse organisée hier lundi au siège du PPS, Hay Ryad, à Rabat, Nizar Baraka, Abdellatif Oubhbi et Nabil Benabdallah ont pointé une certaine “presse aux ordres”… inféodée aux “puissances de l’argent”…

Les SG du Parti de l’Istiqlal (PI), du parti Authenticité et Modernité (PAM) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) reprochent aux médias de cultiver le sentiment du “TOUS POURRIS”.

On ne peut mettre tous les partis dans le même sac. 

La réhabilitation de la confiance en la “chose politique” passe donc par une reconsidération de cette perception médiatique étriquée, simpliste, de surcroît contreproductive.

En optant pour le “tous pourris”, il est clair que certains médias font le jeu des technocrates. Et c’est le pire qui puisse arriver aujourd’hui à notre pays, avertit M. Benabdallah.

 

 

“À l’approche des élections, on entend par-ci par là que le futur gouvernement sera un gouvernement de technocrates”, prévient M. Benabdallah, relevant que ces bruits de couloir insidieux s’inscrivent en porte-à-faux avec la volonté du Roi qui a été on ne peut plus clair à réaffirmer la détermination du Royaume à consolider “le choix démocratique”.

 

 

“Il n’y a pas de développement sans démocratie”, confirme M. Ouahbi, ajoutant que “prétendre l’inverse” reviendrait à faire le jeu du “parti unique”, voire l’amère expérience des idéologies fascistes, tel le franquisme. 

“L’expérience a démontré que le progrès du Maroc était fonction de la conjonction des efforts de l’institution monarchique et des partis politiques”, a souligné M. Benabdallah, en fustigeant l’actuel “gouvernement de compétences” qui a montré ses limites, voire son incompétence à affronter les défis de la conjoncture actuelle.

 

 

“La rupture totale avec une certaine façon de faire de la politique” s’avère aujourd’hui plus que jamais nécessaire, estime le SG du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka. “On ne s’engage que sur ce qu’on peut faire”, exhorte-t-il, en insistant sur la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.

Un avertissement qui vaut son pesant d’enseignements à la veille d’échéances cruciales pour le pays. La situation du pays ne se prête plus à aucune surenchère politicienne supplémentaire, d’autant moins que les clignotants sociaux sont au rouge. La pandémie a généré près d’1 million de pauvres; les pauvres sont devenus encore plus pauvres; les riches sont devenus encore plus riches… 

Face à cette situation, surgit la question: comment sortir de cette situation?

Le Maroc a besoin d’un chef de gouvernement fort avec un cabinet homogène pour offrir l’alternative. Le PI, le PAM et le PPS affirment pouvoir incarner cette alternative.


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