LA SONATRACH COLLECTIONNE LES LITIGES ET LES PLAINTES

Avril 2021 semble être un mois néfaste pour la Sonatrach. Il y a près de 15 jours,  lecollimateur.ma a évoqué les ennuis de la société britannique « Sunny Hill Energy » en Algérie.

Une rupture abusive de contrat va coûter à la Sonatrach d’être traînée en justice avec une demande de réparation de près d’ 1 milliard de dollars.

En plus de la chute de la production, la défaillance de l’exploration, l’absence d’entretien des équipements, la baisse du prix du baril et les changements permanents des PDG, selon les clans des généraux au pouvoir… la Sonatrach collectionne les plaintes. 

** Une nouvelle casserole 

Une autre affaire a surgi hier. Elle oppose le Groupe espagnol « Villar Mir » et  sa société « Fertial » (engrais et ammoniac) à la  « Sonatrach » – coactionnaire – par le biais de  sa filiale « Asmidal ».

« Fertial » a été créée en 2005 avec une participation initiale de 66% du « Groupe Villar Mir »  et 34% de la « Sonatrach » (Asmidal).

En 2016… au nom de l’archaïque règle de 51/49… les autorités algériennes ont exigé de « Villar Mir » de vendre 17% des actions à une société de leur protégé de l’époque Ali Haddad (aujourd’hui en prison)… pour que les Espagnols ne gardent que 49%.

Mais en  2019, le groupe « Villar Mir » a  convenu de céder ses actions (49%) à la « Sonatrach ». Or, cette dernière a refusé de se conformer au  contrat qu’elle a signé et n’a pas honoré l’achat.

**Une demande d’arbitrage auprès de la  Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce international (CCI) de Paris.

Après deux ans de blocage et d’atermoiements, Juan Miguel Villar Mir, président du Groupe, a décidé de recourir à l’arbitrage international. Il estime la valorisation de ses parts à 129 millions d’Euros en plus de 20 millions de dividendes.

Suite à la détérioration des activités de Fertial (deux usines et plus de 1000 employés)… en raison des difficultés du groupe… et surtout de la dégradation de la situation économique en Algérie, le groupe espagnol veut se retirer du guêpier algérien.

L’affaire  « Sunny Hill Energy » et l’affaire « Fertial » renseignent  bien sur le dérèglement de la  « Sonatrach »  qui a toujours été la « machine à cash » des généraux. Aujourd’hui, elle  n’est plus que l’ombre d’elle-même…