
La nouvelle est tombée comme un couperet ce jeudi matin: Nabyl Lahlou, monstre sacré du théâtre et du cinéma marocains, n’est plus.
Il y a une semaine, le journal lecollimateur.ma annonçait que l’artiste était attendu au Complexe culturel d’Anfa, à Casablanca mercredi 29 avril à partir de 19 heures au Complexe culturel d’Anfa, à Casablanca, pour une nouvelle représentation de son spectacle « Nabyl Lahlou raconte Nabyl Lahlou ».
Mais le destin en a décidé autrement.
Nabyl Lahlou aura marqué plusieurs générations par son regard libre, son intelligence, son humour, son audace et son engagement artistique.
Metteur en scène de théâtre, dramaturge, et acteur marocain, connu pour être un metteur en scène de théâtre et réalisateur de cinéma innovant, Nabyl Lahlou est considéré comme l’un des metteurs en scène de théâtre marocains les plus influents des années 1980.
Lauréat de L’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) et de L’Académie Charles-Dullin, à Paris, Nabyl Lahlou écrivit des pièces de théâtre d’expression francophones et arabophones ; parmi ses pièces françaises figurent Ophélie n’est pas morte (1969) et L’Empereur Schrischmatury ou le testament du bouffon (1975), et parmi ses œuvres arabophones Les Milliardaires (1968), Les Tortues (1970) et Asseyez-vous sur les cadavres (1974). Son premier moyen métrage fut Les Morts (1975), tandis que son premier long métrage fut Al Kanfoudi (القنفوذي) (1978).
Lahlou met en scène sa première pièce al-Saȝaa au Maroc en 1965, puis part étudier en France, d’où il revient en 1970.
Nombre de ses œuvres refondent les œuvres shakespeariennes afin de mieux les inscrire dans le contexte du Maroc postcolonial. Sa pièce Ophélie n’est pas Morte (1968) est influencée par le personnage homonyme de Hamlet. En outre, sa production d’al-Salahef (Les Tortues) a été considérée comme une percée.
Du haut de ses 81 ans, la créativité de cet artiste atypique était intacte, elle était souvent citée comme une source d’inspiration pour les générations actuelles.
Nos sincères condoléances à son épouse Sophia Hadi, à sa fille Maria Kenzi, à ses proches, ainsi qu’à toute la scène artistique marocaine.





