
Cher Ahmed,
Je ne sais pas si ces mots te seront utiles, alors que tu traverses, peut-être seul, une nouvelle épreuve de santé. Mais qu’ai-je d’autre que les mots pour te dire toute l’amitié que je porte à ton âme unique.
Cher Ahmed,
Tu ne m’en voudras pas de ne pouvoir être à tes côtés en ce moment difficile, notre long compagnonnage me le pardonnera peut-être. Les eaux de l’Adriatique et du Danube que nous avons sillonnées au tout début de ce millénaire pour porter une parole de paix, “Un désir de culture”, “Une humanité à partager”, à bord du “Constanta”, le destroyer roumain transformé en bateau de paix, sont le témoignage vivant de notre compagnonnage. De notre engagement. De notre combat commun pour un monde meilleur.
Cher Ahmed,
Je suis désolé si certains n’ont su apprécier, à leur juste valeur, les sacrifices que tu as consentis pour notre si cher pays. Pour son épanouissement culturel. Les anciens lauréats de l’ISADAC, dont tu as assuré la direction avec brio, ou encore les journalistes qui ont eu le privilège de te côtoyer, peuvent en témoigner. Le modeste auteur de ces lignes se remémore cette époque avec affection et admiration.
Cher Ahmed,
En ce moment difficile, je t’envoie toute ma force et mon courage.
Pour tous ces gens qui t’aiment, relève-toi! Car on a encore besoin de toi. De ton sourire si tendre et si chaleureux, de ta bienveillance et de ta générosité de cœur. De ta plume aussi, pour allumer des rêves de combat.
Car ces rêves méritent notre combat. Un combat où le chemin compte autant que la destination. Et ce chemin- là justifie une vie.
Nous sommes de tout cœur avec toi pour surmonter cette épreuve.
Prends soin de toi et reviens vite.





