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Qu’attend l’Union africaine pour mettre la pseudo-« rasd » à la porte?

Le Mali porte à 40 le nombre des pays africains qui soutiennent officiellement la marocanité du Sahara. Il faut bien souligner le terme “officiellement” car, parmi les 14 pays qui n’ont pas encore retiré leur reconnaissance à l’entité chimérique, certains sont en état de gel effectif et pourraient ainsi franchir le pas d’ici fin 2026. 

En pourcentage, cela fait plus de 80%, soit la majorité écrasante des pays africains, qui soutiennent la marocanité du Sahara, autant dire un plébiscite. 

Qu’attend alors l’Union africaine pour sauter le pas de l’expulsion de cette entité “non-étatique” et “non-souveraine” et corriger l' »erreur fâcheuse » héritée de son ancêtre (Organisation de l’Unité Africaine, OUA) ? 

Il est temps que l’UA se débarrasse de cette entité qui ne dispose d’aucun des éléments juridiques constitutifs d’un Etat, à savoir le territoire, la population et un pouvoir à exercer. Il était grand temps que l’UA se mette en conformité avec le droit international, voire sa Charte constitutive stipulant qu’elle doit rassembler uniquement des Etats souverains? 

Si l’acte constitutif de l’UA ne prévoit pas les cas d’expulsion, la modification même de cet acte s’impose. La procédure est simple: des propositions soumises au président de la Commission (cf: organe exécutif de l’UA), suivies d’une adoption par la Conférence de l’Union (chefs d’Etat) à l’unanimité des deux tiers, puis la ratification par deux tiers des Etats membres. 

Vous avez donc bien lu: les deux tiers des Etats membres. Un seuil de majorité requis et déjà largement acquis pour que l’UA corrige cette aberration historique.

Y en a vraiment « rasd »-le-bol!

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