Retour de Trump à la Maison Blanche et silence de tombe à Alger

La Cour suprême américaine, plus haute juridiction du pays, a rejeté hier lundi 4 mars une décision de l’Etat du Colorado déclarant l’ancien président américain, Donald Trump, inéligible en vue de l’élection présidentielle de novembre 2024.

« Une grande victoire pour l’Amérique », s’est félicité l’ancien locataire du Bureau ovale, en réaction à cette décision qui pourrait faire jurisprudence dans d’autres Etats comme le Maine et l’Illinois, invoquant le rôle de Donald Trump dans l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 pour tenter d’empêcher son retour à la Maison Blanche.

 

 

Mais c’est compter sans la ténacité de Trump que ni les multiples procédures judiciaires engagées contre lui, ni ses farouches adversaires démocrates, encore moins ses concurrents dans son propre camp républicain, notamment Nikki Haley et Ron DeSantis, ne semblent décourager pour décrocher à nouveau le Saint-Graal.

Aux dernières nouvelles, Trump devancerait déjà le président Biden de quatre points au niveau national.

Alger, silence de tombe !  

Ce retour annoncé est diversement apprécié à travers le monde. S’il fait trembler en Europe, qui craint notamment un désengagement américain à l’égard de l’Ukraine, ce retour pourrait être de bon augure pour la première cause des Marocains. C’est Trump qui a promulgué en décembre 2020 un décret présidentiel reconnaissant la pleine souveraineté du Royaume sur ses Provinces sahariennes.

Il n’est donc pas surprenant que le retour de Trump fasse trembler aussi et surtout la junte algérienne, qui avait « crié victoire » après l’arrivée du démocrate Joe Biden en 2021, en pariant désespérément sur un « changement de position » qui n’a finalement pas eu lieu. Le silence de tombe qui règne à l’autre bout de la frontière trahit une crainte à peine voilée quant au retour de Trump aux affaires.

Ce retour promet d’enfoncer davantage la junte défaillante et son proxit séparatiste.

Vivement le retour de Trump, alors!