
L’ayatollah Alireza Arafi a été nommé membre juriste du Conseil des gardiens chargé d’assurer temporairement les fonctions du Guide suprême iranien, à la suite de l’assassinat d’Ali Khamenei samedi lors de l’attaque américano-israélienne contre Téhéran, selon l’agence officielle ISNA.
Conformément à la Constitution iranienne, ce conseil intérimaire composé du président de la République, du chef du pouvoir judiciaire et d’un juriste issu du Conseil des gardiens de la révolution, assure la continuité des fonctions du Guide suprême jusqu’à la désignation d’un successeur.
Depuis l’officialisation de la mort du chef de la République islamique, la transition du pouvoir a été prise en charge par un triumvirat composé de ce même Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux et membre du Conseil des Gardiens de la Révolution, de Massoud Pezeshkian, le président iranien, et de Gholamhossein Mohseni Ejeï, le chef du pouvoir judiciaire, selon les médias d’Etat iraniens.
Qui est Alireza Arafi?
Né en 1959 à Meybod, Alireza Arafi est un religieux et juriste. Il dirigeait jusqu’à sa nomination le Centre de gestion des séminaires religieux (howzeh) du pays. Il est également membre du Conseil des gardiens et deuxième vice-président de l’Assemblée des experts.
Depuis 1992, il assure la prière du vendredi dans sa ville natale de Meybod et, en 2014, il est nommé imam de la prière du vendredi à Qom. De 2008 à 2018, il dirige l’université Al-Mustafa international. Depuis 2011, il est membre de droit du Conseil suprême de la révolution culturelle et, en 2016, il devient directeur du séminaire de Qom ainsi que du Centre de gestion des séminaires religieux[. Il est également responsable des séminaires religieux pour hommes et pour femmes à Meybod[.
Arafi est membre de la Société des enseignants du séminaire de Qom, du Conseil suprême des séminaires, du conseil d’administration de l’université des sciences et de l’éducation du saint Coran, ainsi que du conseil d’administration de l’université Farhangian.
À la suite de l’assassinat d’Ali Khamenei, il devient l’un des trois membres du Conseil de direction intérimaire aux côtés du président de la république islamique d’Iran, Massoud Pezechkian, etdu chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei.




