
Par: Mohamed KHOUKHCHANI

Une pression intense a marqué cette finale dès le coup d’envoi. En première mi-temps, Bounou s’illustre à deux reprises par des interventions décisives sur des ballons qui allaient finir au fond des filets. Les Marocains, bien en place, se créent plusieurs occasions franches, notamment sur de beaux centres, mais manquent de réalisme dans le dernier geste.
Au retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas affichent davantage d’engagement et de virilité. Pourtant, la réussite leur échappe encore. Neil El Aynaoui est blessé au front dans un duel, reçoit les soins nécessaires, puis fait preuve d’un grand courage en choisissant de poursuivre la rencontre.
De l’autre côté, Yassine Bounou multiplie également les arrêts décisifs. Les attaques s’enchaînent de part et d’autre sans succès. La tension monte et le fair-play finit par céder chez les Sénégalais. La finale connaît alors un long moment d’interruption lorsque, sur instruction de leur coach, les joueurs sénégalais quittent le terrain pour rejoindre les vestiaires. Il faudra l’intervention de Sadio Mané pour ramener le calme et permettre la reprise du jeu.
C’est dans ce climat lourd et pénible que Brahim Díaz manque un penalty crucial.
La rencontre se prolonge en prolongations. Dès les premières minutes, le Sénégal parvient à inscrire l’unique but de la finale.
À la reprise de la deuxième mi-temps de la prolongation, les Marocains jettent leurs dernières forces dans la bataille. Les tentatives se succèdent, sans succès. Une fois encore, Bounou réalise un arrêt exceptionnel, empêchant un second but sénégalais.
Le penalty manqué agit comme un puissant levier psychologique pour les Sénégalais. Pendant plus de six minutes, le Maroc est contraint de jouer en infériorité numérique après la sortie sur blessure de Hamza Igamane.
Malgré un engagement total jusqu’au coup de sifflet final, le score n’évoluera plus.
La finale se conclut par une victoire du Sénégal sur le score de 1 but à 0.



