ALGÉRIE: DES SUKHOÏ POUR ESCORTER LES CAMIONNEURS. LE CIEL TOMBE SUR LA TÊTE DE LA « FARCE DE FRAPPE » DE L’AFRIQUE


Attachez vos ceintures, Mesdames et Messieurs! Ce qui vient de se passer au « Bled Mickey » est renversant. Vingt jours après le prétendu bombardement des camionneurs algériens au niveau de Bir Lahlou (1er novembre 2021 coïncidant avec la sacro-sainte Révolution anti-française et son cortège de 5,5 millions de Chouhadas!), l’inénarrable menace de représailles consignée dans un communiqué ronflant de la présidence algérienne contre l’ « agresseur » marocain, le désaveu onusien formel de l’histoire à dormir debout de camions plutôt calcinés du fait d’un pyromane (et non d’un quelconque bombardement), que faisaient-ils après tout dans une zone militaire dangereuse estampillée « zone tampon »?… Vingt jours donc passés à pomper l’air de la planète à coups de pétarades pour réaliser, in fine, que la version du « bombardement » ne tenait pas debout et, du coup, en pondre une autre sortie droit de l’imagination déjantée de la bêtise galonnée.

Tenez, l’armée de l’air algérienne aurait mobilisé des chasseurs Sukhoï pour escorter les camionneurs sur l’axe Tindouf-Nouakchott. Anecdotique, dites-vous, Madame! Un ancien pilote de chasse consulté par le Collimateur est tombé des nues en apprenant la nouvelle. Pour décoller, un avion de chasse a besoin au minimum d’une vitesse de 120 noeuds (200 Km/H) et pour atterrir, 100 noeuds (180 Km/H). À moins de prendre un avion de chasse pour un escargot, on imagine mal un Sukhoï escorter des camions roulant à 80 Km/H. On imagine aussi mal un Sukhoï qui a une autonomie d’1H30 mettre 47H36 (durée du trajet Tindouf-Nouakchott, 1583 Km). 

On imagine mal aussi comment des médias algériens « embarqués » (embedded) ont pris au sérieux, l’inénarrable, le bizarre, le cocasse, le comique, le désopilant, le drôle, le fantaisiste, l’impayable, l’indescriptible, l’indicible, l’ineffable … 

Mais passons, car la junte a voulu donner à l’événement sa véritable dimension. Elle a même organisé à Tindouf une cérémonie officielle en hommage aux camionneurs, une dizaine, avant de les lancer à la conquête des marchés sub-sahariens. Et pour compléter le décor, la junte a même dépêché des ministres sur place pour donner, sous le regard des objectifs et autres caméras de télévision, le coup d’envoi de la caravane.

 

 

 

 

Voilà, c’est parti. Sauf que le ciel était d’un autre avis. Un orage rugit au milieu des nuages et prend au dépourvu la caravane. En quelques minutes, le trajet emprunté par les pauvres chauffeurs est inondé et les camions sont emportés par les crues…. Les images prises sur les lieux et postées sur la centrifugeuse des réseaux sociaux donnent à voir des rafiots charriés par les pluies diluviennes. Les camionneurs, pauvres d’eux, n’avaient que les yeux pour pleurer.

Ciel, mais où sont passés les Sukhoï?

Circulez, il n’y a rien à voir. À part ces nuages trafiqués (encore lui!!!) par « l’Marrook » pour empêcher la « fArce de frappe » algérienne de conquérir l’Afrique… à coups de slogans aussi creux que le ventre des frères algériens.