Vidéo-Diapo. Guerre des Sables: Les images héroïques de la prise de Hassi Beïda et Tindjoub par les Forces Armées Royales


Le 8 octobre 1963, des unités algériennes attaquent une position des Forces armées royales au lieu-dit Hassi Beïda, petite commune de la région de Béchar. Dix soldats marocains sont tués. Une lâche et abjecte agression de la part de l’ »armée des frontières algériennes » conduite par Ahmed Bella, qui a, au lendemain de l’Indépendance de l’Algérie, renie sans scrupule l’accord conclu entre Hassan II et Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), à propos des régions du Sud-est marocain rattachées à l’Algérie française.

 

 

Le lendemain de l’agression algérienne, Hassan II dépêche d’urgence à Alger Abdelhadi Boutaleb, son ministre de l’Information, et le commandant de la Garde royale. Pour réclamer justice pour les victimes marocaines d’Hassi Beïda et demander l’ouverture immédiate de discussions. L’entrevue avec Bouteflika est un échec total.

Hassan II appelle ses citoyens à défendre l’intégrité territoriale du royaume. Les hostilités commencent. Égyptiens et Cubains envoient sur place de petits contingents pour défendre leurs amis algériens, en vain.

Ironie du sort, l’ancien président égyptien, Hosni Moubarak, alors pilote de chasse, sera fait prisonnier après une incursion dans la région de Figuig où les combats s’étendaient étendus.

La riposte foudroyante des Forces armées royales

Une semaine après la méaventure algérienne du côté de Hassi Beida (appellation amazighe qui veut dire: puits blanc), les FAR sous commandement du général Driss Benomar et le Lieutenant colonel Hassan Hatimi lancent une contre-attaque. Au bout de quatre heures de combat, les FAR parviennent à reprendre Hassi Beida et Tindjoub aux mains de leurs homologues algériennes, qui ont laissé plusieurs dizaines de morts et de blessés sur le terrain, sans compter le matériel de guerre abandonné sous les feux nourris de l’artillerie royale. 

 

 

 

 

Les FAR à 12 kilomètres de Tindouf…

Les FAR ont la possibilité de prendre Tindouf, mais, curieusement, s’en abstiennent et reculent, peut-être à la suite d’une intervention du général de Gaulle. À Alger, le choc est terrible. Ahmed Ben Bella, amer, se fend alors d’une réaction restée vivante dans les mémoires: « L’Magharba Hagrouna »!!!

Une réaction hypocrite, de surcroît dénuée de tout fondement, quand on sait que c’est l’armée algérienne qui a déclenché les hostilités armées à l’encontre du Maroc et que c’est le duo Ahmed Ben Bella et Houari Boumedienne, de son vrai nom Mohamed Boukharrouba, qui ont renié l’engagement de leur pays à restituer au Maroc une partie de son sud-est tronqué injustement par le colon français.