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A Washington, le chemin de Canossa des satrapes d’Alger

Décryptage

Alger avait beau claironner son refus de participer aux pourparlers quadripartites (Maroc, Algérie, Mauritanie, « polisario ») sur la question du Sahara, exciper de son faux statut d' »observateur » dans le conflit, se dérober à ses responsabilités avérées dans la genèse et le maintien de ce conflit, en vain. Elle s’est retrouvée à la même table des pourparlers conduits par deux sherpas de l’Administration américaine, Massad Boulos, envoyé spécial du président Donald Trump pour le Moyen-Orient et l’Afrique, et de Mike Waltz, représentant des États-Unis auprès de l’ONU.

Ironie du sort, Alger, qui n’a pas participé au vote de la résolution 2797, adoptée fin octobre 2025, alors qu’elle était membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, est aujourd’hui contrainte (lisez bien: contrainte) d’appliquer cette même résolution, appelant sans équivoque à la reprise des pourparlers, selon le même format initié par l’ancien médiateur onusien, feu Horst Köhler, à Genève, en décembre 2018 et en mars 2019.

Moquerie du sort encore, Alger, restée cramponnée infructueusement à la thèse « référendaire », enterrée et rayée du jargon onusien depuis 2002, se rend aujourd’hui à l’évidence de l’irréversibilité de l’Initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, présentée en 2007 et consacrée par la résolution 2797 comme LA BASE pour une issue réaliste au conflit factice créé autour du Sahara marocain.

La citation d’Alger en tant que partie au conflit, – citée autant de fois que le Maroc dans la résolution 2797 – et la reconnaissance du Plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme LA SOLUTION au conflit cinquantenaire autour du Sahara, est une consécration éclatante de la stratégie Royale. Une stratégie où la patience, la prévisibilité et la réactivité forment un triptyque efficace face à la volatilité internationale.

Grâce à la stratégie Royale, c’est le Maroc, fort du momentum international autour de son Plan d’autonomie, qui mène le tempo en véritable maître des horloges.

Il faut aussi reconnaître le rôle décisif de Washington qui est en train de peser de tout son poids pour amener Alger à lâcher du lest. Acculée, Alger se retrouve face à un choix cornélien: lâcher son rejeton ou assumer les conséquences de son inscription sur la liste des organisations terroristes.

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