
L’afflux migratoire à Sebta a été orchestré “notamment depuis Alger”. La conclusion, tirée d’un rapport de renseignement, relayé par le quotidien espagnol La Razón, balaie d’emblée toutes les spéculations mensongères, de surcroît grossières, sur un prétendu “chantage marocain à l’émigration”. Une absurdité que même un moinillon n’aurait pas crue. On n’envoie pas ses enfants à l’abattoir, quand même!
Le timing est suspect. “L’activité numérique, alimentée dès début juillet, a atteint son apogée dans les jours précédant immédiatement les célébrations de la Fête du Trône au Maroc”, note le rapport de renseignement, établi par l’analyste espagnol Chema Gil, spécialiste de la sécurité, du renseignement et du terrorisme international. Coïncidence curieuse: début juillet, la Cour suprême espagnole rendait un arrêt stipulant que les personnes entrant à Sebta par la mer ne pouvaient être refoulées à la frontière. Une “aubaine” que les services algériens ont saisie pour multiplier les appels d’air via la centrifugeuse des réseaux sociaux: TikTok, Facebook, Instagram, X et divers groupes WhatsApp. L’“eldorado” Sebta” n’aurait jamais été aussi proche, le drame, aussi et surtout. Nos pensées vont aux victimes tragiques des marchands de la mort, des vendeurs d’illusions et des fossoyeurs de l’espérance.
Le chiffre fait froid dans le dos. La campagne lancée sur les réseaux sociaux a totalisé sur le seul mois de juillet pas moins de 11 millions d’impressions, provenant de profils PRINCIPALEMENT algériens, accessoirement tunisiens et français. Tout y était : messages de mobilisation, informations logistiques, itinéraires d’accès et contenu relatif au passage de la digue de Tarajal.
Autant en emporte le vent, la mer, aussi.
Derrière ce drame inutile, un de plus mais de trop, un régime algérien qui, à défaut de fraternité et d’amour, cultive sous serre les graines de la haine et de la rancune. Un régime – voyou qui adore abhorrer les pays de son voisinage, en particulier son voisin de l’ouest.
En faisant le choix du pire, il s’enfonce et creuse sa tombe de ses propres mains.
