
Un nouveau roman, « Germibladen », de l’écrivain et journaliste Abdelwali Abdelrahman, vient de paraître.
L’intrigue se déroule dans un village minier, situé dans la province de Midelt, dans la région du Drâa-Tafilalet. Fondé dans les années 1920, il connut un développement rapide avant d’être laissé à l’abandon après soixante ans d’exploitation. Le roman raconte l’histoire de ce village à travers le regard d’un enfant qui y a grandi et qui revient cinquante ans après sa fermeture pour revisiter les lieux de son enfance. Il raconte comment le village a radicalement changé, devenant une ruine désertée. Il se souvient comment les souvenirs le hantaient et combien le village représentait pour lui un lieu sacré.
Ce récit décrit également comment l’auteur a vécu la lutte des classes et l’oppression subies par ses habitants. Touché par l’exploitation capitaliste et dévasté par la fermeture soudaine des mines, le village est devenu un lieu de résistance face à l’oubli.
L’auteur relate ses souvenirs du village, depuis son enfance innocente et ses rencontres avec les ouvriers et les chrétiens, en passant par sa jeunesse et sa prise de conscience croissante des conflits de classes, jusqu’à sa maturité et son exil forcé. Il décrit le village à son apogée, débordant de vie et d’activité, avec ses mines d’extraction de métaux précieux. C’était un lieu vibrant, où des habitants de races et de cultures diverses vivaient en harmonie et en coopération.
Ce roman décrit la transformation d’un village autrefois florissant en un lieu désolé, et l’impact de la fermeture des mines et de la disparition des emplois sur la vie de ses habitants. Il explore également les effets de l’oppression et des discriminations de classe sur la communauté, et comment la politique et l’économie ont façonné le destin du village.
L’auteur relate les conditions de travail pénibles et les salaires de misère endurés par les ouvriers, l’émergence du mouvement ouvrier dans le village, et comment ces derniers ont mené des grèves et des manifestations pour revendiquer leurs droits. Il décrit ensuite la répression violente de ces protestations par les autorités locales et la compagnie minière, engendrant davantage d’injustices et de souffrances.
«Germibladen » n’est pas un simple récit autobiographique ; c’est un roman sur la mémoire collective et sociale, sur la lutte pour la justice et la dignité, et sur la survie face à l’injustice et à la perte. Ce roman constitue un témoignage historique et social d’un village minier marocain, et porte un message d’espoir et de résistance pour celles et ceux qui souffrent d’injustice et d’exploitation.
NB : Ce roman compte 300 pages. La couverture est signée par l’artiste plasticien Ahmed Jarid et la préface par le journaliste et écrivain Lahcen Laassibi.
La séance de dédicaces aura lieu le samedi 9 mai 2026 à 15h00 sur le stand des Éditions Al-Saliki Brothers au Salon international du livre de Rabat.

