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Qui est Reza Pahlavi, le fils exilé du chah d’Iran qui se rêve en homme providentiel?

Alors que la menace d’une frappe américaine plane, la peur du vide en cas de chute du régime des Mollahs agite les esprits. Or, une personnalité bien connue des Iraniens et du monde se pose en alternative. Reza Pahlavi, le fils aîné du chah d’Iran, exilé aux Etats-Unis, se rêve en homme providentiel tout en faisant rêver des millions d’Iraniens, qui ne font d’ailleurs plus mystère de leur nostalgie du règne du dernier chah Mohamad Reza Chah (du 16 septembre 1941 au 11 février 1979).

Dans les rues de Téhéran, de plus en plus de manifestants scandent le nom de Reza Pahlavi. La diaspora iranienne (près de 5 millions) n’est pas en reste. De Munich à Toronto, en passant par Paris et Washington, la figure de Pahlavi est brandie lors des manifestations, le drapeau du Lion et Soleil floqué de la couronne du chah, aussi.

Sur la centrifugeuse des réseaux, le « prince héritier » multiplie les appels du pied pour renverser un pouvoir totalitaire à bout de souffle, laminé par une crise économique profonde, une forte inflation et des manifestations constantes qui sapent sa légitimité. Dans son dernier post, il décline même son projet post-Mollahs. Une vision et un plan de transition démocratique et de reconstruction de l’Iran, élaboré, dit-il, avec la participation directe de dizaines d’experts. Dans ce projet, rien n’est laissé au hasard. Une période d’urgence sur les six premiers mois, les besoins urgents du pays, les crises anticipées durant cette période, ainsi que les solutions et les opportunités.

Reza Pahlavi, une alternative crédible?

Le prince Reza Pahlavi, né le 31 octobre 1960 à Téhéran, est un membre de la dynastie Pahlavi et le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, et de son épouse Farah Diba. Chassé de son pays par la révolution khomeyniste de 1979, le jeune Reza, alors âgé de 18 ans, découvre l’exil. Son pays d’adoption : les États-Unis. Jamais, depuis 47 ans, il n’est retourné en Iran. En exil, il fonde et dirige le Conseil national iranien, un groupe d’opposition iranienne.

Il reste à Reza Pahlavi de convaincre l’Occident, notamment les Etats-Unis, de sa capacité à offrir l’alternative en cas de chute du régime des Mollahs. Interrogé par l’agence Reuters en janvier 2026, le président Trump a déclaré que Reza Pahlavi, « semblait très sympathique », mais a exprimé ses doutes quant à sa capacité à rallier le soutien de la population iranienne pour prendre le pouvoir.

 

 

 

 

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