ACTUALITÉPOLITOSCOPESPORT

Edito – Rumeurs, fakes news et réalité des faits : quand le Maroc répond par l’action

Par: Mohamed KHOUKHCHANI

Par: Mohamed KHOUKHCHANI

« Prêcher le faux pour obtenir le vrai » : l’expression résume parfaitement ce qui vient de se produire avec la rumeur infondée annonçant le départ de Walid Regragui de la tête de l’équipe nationale. Une information sans source crédible, amplifiée par certains médias et réseaux sociaux, au point de semer le doute chez une partie de l’opinion publique, avant que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) ne publie un communiqué officiel pour rétablir la vérité.

Cet épisode, loin d’être anecdotique, pose une question de fond : jusqu’à quand le Maroc devra-t-il composer avec une industrie de la rumeur qui prospère sur le sensationnel, au détriment des faits vérifiés ?

La rumeur comme symptôme d’un malaise médiatique

La diffusion de fausses nouvelles n’est pas un phénomène propre au Maroc. Elle est devenue un mal global, nourri par la course à l’audience, l’instantanéité numérique et parfois par des arrière-pensées idéologiques ou géopolitiques. Mais lorsque ces rumeurs ciblent systématiquement les réussites marocaines, elles cessent d’être de simples erreurs journalistiques pour s’apparenter à une stratégie de décrédibilisation.

Le cas Walid Regragui en est une illustration flagrante : au lieu d’analyser son travail sur le terrain, ses choix sportifs et les perspectives de l’équipe nationale, certains ont préféré alimenter une fiction, vite démentie, mais suffisamment virale pour troubler l’opinion.

Le Maroc jugé par ses actes, non par les fantasmes

Pendant que les fausses nouvelles circulent, le Maroc, lui, agit. Il a démontré, preuves à l’appui, sa capacité à organiser avec succès la Coupe d’Afrique des Nations 2025, saluée par les instances continentales et par de nombreux observateurs internationaux. Dans le même temps, le pays fait face à des défis autrement plus graves : des inondations majeures, des chutes de neige exceptionnelles et leurs conséquences humaines et matérielles.

Là encore, la réponse n’a pas été médiatique mais institutionnelle et opérationnelle : mobilisation des forces de secours, coordination entre les autorités et la société civile, interventions rapides pour limiter les pertes et venir en aide aux populations sinistrées. Certes, tout n’est jamais parfait, mais l’essentiel est là : l’État agit, les institutions fonctionnent et la solidarité nationale s’exprime.

À qui profite la fake news ?

Il est légitime de s’interroger : à qui profite la diffusion répétée de rumeurs visant à minimiser les succès du Maroc ou à exagérer ses difficultés ?

Certainement pas au débat démocratique.

Certainement pas à l’information citoyenne.

Et encore moins à l’intérêt des peuples.

La critique est nécessaire, le questionnement est sain, mais la désinformation délibérée est une faute professionnelle et morale. Elle fragilise la confiance, nourrit le cynisme et détourne l’attention des véritables enjeux.

Défendre le Maroc, ce n’est pas nier ses défis

Réagir aux fausses informations ne signifie pas sacraliser le pays ni refuser toute critique. Défendre le Maroc, c’est au contraire exiger une critique honnête, documentée et responsable, à la hauteur des défis auxquels il est confronté.

Ce dont le Maroc n’a pas besoin, ce sont des rumeurs recyclées, des procès d’intention et des narratifs fabriqués de toutes pièces. Ce dont il a besoin, c’est d’un regard lucide, exigeant, mais fondé sur les faits.

Conclusion : la vérité finit toujours par s’imposer

L’épisode de la prétendue démission de Walid Regragui rappelle une évidence : la rumeur fait du bruit, mais la vérité fait son chemin.

À celles et ceux qui persistent à « lâcher les baskets » du Maroc, la réponse reste la même : ce pays se juge sur ses réalisations, ses capacités de résilience et la mobilisation de ses institutions, non sur des fake news éphémères.

Bravo le Maroc, dans la diversité de ses institutions et de ses femmes et hommes engagés.

Et que le débat public retrouve enfin ce qui lui manque le plus : le respect des faits.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Soyez le premier à lire nos articles en activant les notifications ! Activer Non Merci