
L’image a fait le tour du monde. Sur un écran géant, un portrait, accompagné du slogan « #FreeGleizes » et du décompte de son temps passé à la prison de Koléa, à proximité d’Alger, (1 an, 3 mois, 27 jours), puis des mots de solidarité prononcés par Thierry Henry (légende du football français) et de la journaliste sportive britannique Kate Scott, animateurs de la cérémonie de la 70è édition du Ballon d’or, qui s’est déroulée lundi soir au London Palladium de Londres.
🌕🇫🇷 ÉMOUVANT | La 70e cérémonie du Ballon d’Or a été dédiée au journaliste français Christophe Gleizes, toujours emprisonné en Algérie.
Journaliste sportif collaborant notamment avec So Foot et Society, Christophe Gleizes s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour enquêter sur la Jeunesse sportive de Kabylie et poursuivre son travail autour de la mort du footballeur Albert Ebossé. Il est arrêté à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire.En juin 2025, il est condamné à 7 ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». La justice algérienne lui reproche notamment des entretiens avec des personnalités liées au MAK, mouvement classé organisation terroriste par Alger depuis 2021. Sa peine a ensuite été confirmée en appel.
Toujours détenu en octobre 2026, il espère désormais obtenir une grâce présidentielle. RSF, sa famille et de nombreuses personnalités réclament sa libération.
Ce soir, juste avant l’annonce des Ballons d’Or, Thierry Henry et Kate Scott lui ont adressé leur soutien devant des millions de téléspectateurs. ❤️
Le football n’oublie pas Christophe Gleizes. 🕊️
#BallonDor #ChristopheGleizes #Journalisme #Football
— Que Du Foot (@Que_Du_Football) October 26, 2026
Récapitulons: une cérémonie consacrée aux stars mondiales du football s’est transformée en un moment de solidarité avec le journaliste français Patrick Gleize qui purge une peine de 7 ans de prison en Algérie pour avoir simplement échangé avec un membre du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), organisation classée terroriste en Algérie. Elle s’est transformée, par ricochet, en procès des dérives liberticides d’un régime algérien qui n’a jamais tremblé pour dresser des échafauds pour la liberté de la presse.
On ne remerciera donc jamais le Ballon d’Or d’avoir montré, le temps d’un direct multilingue et suivi par plus de 20 millions de téléspectateurs à travers le monde, le visage hideux de la dictature algérienne.
Une « CHOUHA » (« humiliation ») mondiale pour le raïs du « Titanic el Mouradia », Abdelmajid Tebboune, façade « SI VILE » d’un pouvoir vieillissant qui ne sait plus quoi faire pour maintenir ses petits privilèges !



