
Le sommet Sanchez – Tebboune, prévu le 20 courant à Madrid, a été reporté “sine die”, rapporte le média espagnol “The Objective”, qui entrevoit les prémices d’une “crise diplomatique” avec Alger.
En effet, la décision du chef de l’exécutif espagnol résonne comme un cuisant camouflet pour le raïs du “Titanic el Mouradia” qui, en champion de la nage en eaux troubles, tente de mettre un coin entre Madrid et Rabat, dont les relations risquent de s’envenimer davantage après l’annonce de la visite du Roi Felipe VI les 13 et 14 courant à Sebta et Mélilia. Une visite dont le palais de la Zarzuela se serait bien passé, compte tenu des conséquences qu’elle pourrait engendrer pour les deux royaumes voisins engagés depuis 2022 dans une dynamique de coopération vertueuse sur les plan politique (reconnaissance du Plan marocain d’autonomie pour le Sahara) et économique, l’Espagne étant devenue depuis le premier partenaire commercial du Maroc et le Royaume, une plateforme stratégique majeure pour l’économie espagnole.
Entre Rabat et Alger, Madrid ne doit pas avoir l’embarras du choix. Elle n’a qu’à suivre l’exemple de la France qui a compris que des intérêts solides avec un partenaire marocain fiable valent mieux que des intérêts « sordides » avec un régime algérien lunatique, sournois et malveillant.



