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Salut nazi devant l’ambassade du Maroc à Madrid: quand les néofascistes font « Führer » en Espagne

La vidéo fait l’effet d’un feu de pré. On y voit une certaine Isabel Peralta, militante d’abjecte réputation, faire le salut nazi devant l’ambassade du Maroc en Espagne, lors d’une manifestation liée aux évènements de Sebta. L’activiste, par qui le scandale est arrivé, ne s’est pas arrêtée à ce stade de l’immonde, elle a encore appelé à tuer les migrants qui ont franchi la barrière entre Fnideq et Tarajal. « Nous ferions mieux de commencer par une balle dans la nuque plutôt que de perdre notre temps », a-t-elle aboyé, en lançant un avertissement:  « Nous n’arrêterons pas tant que l’Espagne ne sera pas redevenue l’Espagne . »

Ce n’est évidemment pas une « opinion politique », c’est carrément – et gravement – une incitation au meurtre. Une instigation au meurtre qui, de surcroît, a été gratifiée d’applaudissements nourris de la part d’autres manifestants rassemblés devant la représentation diplomatique marocaine.  

 

 

Peralta, d’une dérive « brune » à l’autre 

Peralta n’en est pas à une dérive près. Liée à des organisations d’extrême droite, elle avait déjà mené des manifestations similaires au même endroit. En 2021, elle a mené une manifestation non autorisée devant l’ambassade du Maroc à Madrid, en pleine crise diplomatique entre les deux pays suite à l’arrivée massive de migrants à Sebta. Lors de cette manifestation, elle a pris un mégaphone et a scandé des slogans tels que « Mort à l’envahisseur » et « Ce n’est pas de l’immigration, c’est une invasion », propos qui seront ultérieurement considérés par les tribunaux comme une incitation directe à la haine. 

En 2022, elle a été expulsée d’Allemagne et sanctionnée d’une interdiction d’entrée à vie après avoir été interceptée à l’aéroport de Francfort avec un exemplaire du livre « Mein Kampf » – le livre qu’Adolf Hitler a écrit en prison en 1925 – et un drapeau nazi.

Cette affaire relance le débat sur l’avancée galopante et préoccupante de la « maurophobie » dans une certaine Espagne qui peine encore à solder ses comptes à ses démons franquistes. 

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