
Ce qui se susurre dans les discussions de café du commerce se transforme, on ne sait par quel enchantement, en « vérité absolue » dans la bouche du maire de l’enclave marocaine occupée de Sebta. S’exprimant vendredi lors d’une conférence de presse, Juan Jesús Vivas pour ne pas le nommer, a attribué sans s’embarrasser des précautions la responsabilité des événements survenus ces dernières 48 heures au niveau du point de passage « Tarajal » aux autorités marocaines, poussant l’outrecuidance et le cynisme jusqu’à accuser le Maroc de « chantage à l’émigration ».
El presidente de Ceuta, Juan Jesús Vivas, ha atribuido la entrada de millas de personas a través de la frontera del Tarajal al Reino de Marruecos, y ha pedido una contundente respuesta del Estado pic.twitter.com/aqH8Ieqx7A
— Televisión Canaria Noticias (@RTVCCanarias) July 31, 2026
Jesús Vivas, issu du Parti populaire (et populiste!), peut lorgner un deuxième mandat à l’été 2027 (date des élections générales espagnoles), et éviter tout de même de paraître ridicule, voire déjanté.
En proférant des absurdités aussi grotesques à l’encontre du Maroc, accusé sans autre forme de procès de sacrifier ses enfants sur l’autel d’un prétendu « chantage à l’émigration », il a voulu flatter l’électorat de l’extrême droite xénophobe et raciste dans le sens de ses bas instincts.
Le Maroc, serein et confiant, n’entre pas dans ce délire.
Ce délire n’enlève rien à l’évidence historique et géographique de la marocanité de Sebta et Mélilia. Qui sont aussi marocaines que Laâyoune et Dakhla.