
La 15è édition du Festival International de Théâtre Professionnel de Ben M’Sik aura lieu du 3 au 7 juin 2026, a annoncé « La troupe Espace Village pour la création » dans un communiqué.
Le clou de cette édition, placée sous le thème: « Casablanca, capitale du théâtre et de la beauté », sera l’hommage à l’acteur Mohammed Miftah, en reconnaissance de son apport indéniable et considérable à l’enrichissement et à l’épanouissement de la scène artistique nationale.
Est-il besoin de présenter Mohamed Miftah?
Né en 1947 à Hay Mohammadi[, à Casablanca, Mohamed Miftah découvre tôt la passion des planches. Vers la fin des années 1950, il fréquente la maison des jeunes de son quartier natal Hay Mohammedi, où il joue et met en scène des pièces de théâtre comme Le coffre ou Karkour sidna Cheikh. À cette époque, Taïb Saddiki recrutait des acteurs talentueux à Hay Mohammedi. Mohamed Miftah rejoint la troupe et joue aux côtés de Boujmaâ, Larbi Batma, Omar Sayed (tous les deux membres de Nass El Ghiwane), Abdellatif Hilal (etc.) dans une dizaine de pièces de théâtre mises en scène par Taïb Saddiki. Ce qui ne l’empêche pas de travailler avec d’autres metteurs en scène comme Hamid Zoughi, Abderrahman El Khayat.
Vers le milieu des années 1960, la télévision marocaine est à ses balbutiements. Mohamed Miftah fait partie des premiers acteurs des fictions télévisées. Il joue dans Al Moutarada (la poursuite, en français) de Ahmed Haïdar et collabore avec d’autres réalisateurs comme Chakib Ben Omar, Mohamed Lotfi, et bien d’autres, comme dernièrement avec Daoud Aoulad Sayed dans Une week-end à Larache.
Au cinéma, Mohamed Miftah joue dans plus d’une vingtaine de longs-métrages et est dirigé par presque tous les réalisateurs marocains à commencer par Nabyl Lahlou et en finissant par Nabyl Ayouch en passant par Moumen Smihi, Mustapha Derkaoui, Souheil Benbarka, Jilali Ferhati ou encore Mohamed Abderrahman Tazi.
Mais Mohamed Miftah n’est pas apprécié uniquement au Maroc puisqu’il fait des apparitions dans d’autres productions étrangères italiennes ou françaises ainsi que dans des productions arabes (syriennes plus précisément).
Filmographie sélective
- Al Kanfoudi de Nabil Lahlou
- L’Île de Chakerbakerben de Nabil Lahlou
- Komany de Nabil Lahlou
- La Légende de la nuit de Moumen Smihi
- Bamou de Driss Lemrini
- Première Fiction de Mustapha Derkaoui
- Les Cavaliers de la gloire de Souheil Benbarka
- L’Ombre du pharaon de Souheil Benbarka
- Mektoub de Nabyl Ayouch
- Les Amis d’hier de Hassan Benjelloun
- Yacout de Jamal Belmejdoub
- Tresses de Jilali Ferhati
- Et après de Mohamed Smaïl
- Les Voisines d’Abi Moussa de Mohamed Abderrahman Tazi
- Courts métrages
- Déjà vu de Aziz Salmy
- Trajet de Fawzi Bensaïdi
- Productions étrangères
- Ariculo due de Maurizio Zaccario
- Leïla la pure de Gabriel Axel
- Danger à Tanger de Marco Serafini
- Le Vent de la Toussaint de Gil Biaélément
- Séries arabes
- Les quatre saisons
- Saqr Koraïch
- Salaheddine El Ayoubi
- Omar ibn al-Khattab
Théâtre
- Le Maroc uni de Tayeb Saddiki
- Momou Boukherssa de Tayeb Saddiki
- Le recueil de Sidi Abderrahman El Mejdoub de Tayeb Saddiki (version 1967, et version 2018, production Fondation Tayeb Saddiki)
- El Harraz de Tayeb Saddiki
- Sidi Yassine fi tariq de Tayeb Saddiki
- La nuit de fin d’année avec Rachid El Ouali
PS: Les événements du 15 festival se tiendront, entre autres, au Grand Théâtre d’Anfa, Théâtre Sidi Blajout et au Théâtre Abdel Samad Kanfaoui.


