
Le cinéaste marocain Mohamed Nadif est sur un nuage. Son nouveau film de long-métrage, « L’héritier des secrets« , occupe déjà une place de choix dans la cartographie des grands rendez-vous cinématographiques. Présenté début avril à l’Institut du Monde arabe à Paris, dans le cadre de la 21e édition du Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, puis aux 44es Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC), ce film, co-production maroco-québécoise, est désormais en lice pour le « Grand Prix Ousmane Sembène » du 26è Festival International du Cinéma Africain de Khouribga (du 30 mai au 6 juin).
Last not least, ce film, une adaptation libre du roman en langue arabe « In’itâq ar-raghba / Désir émancipé » de l’auteure Fatiha Morchid, est programmé au Festival du Film arabe de Rotterdam (du 10 au 14 juin prochain).
Ce film, dont les péripéties se déroulent entre le Maroc et le Canada, met en vedette Younes Bouab, Nadia Kounda, Mounia Zahzam, Nisrin Erradi et El Mehdi dans les rôles principaux. Une invitation à un voyage introspectif au cœur de l’intimité humaine, mettant en lumière une relation complexe entre un père et son fils.
Synopsis
Farid a quatre ans lorsque son père disparaît. Il grandit en pensant qu’il avait fui le Maroc pour une autre femme. Marié avec la belle Sofia, il mène une carrière prometteuse de chirurgien esthétique. Tout bascule lorsque la vérité éclate : sa mère a poussé son père à partir, non pour une autre femme, mais parce qu’il aspirait à en être une.
Farid décide alors de se rendre au Québec, pour aller à la rencontre de cette dame qui était son père.
Est-il encore besoin de présenter Mohamed Nadif?
Mohamed Nadif est un auteur, réalisateur, acteur et producteur marocain. Après s’être formé à l’interprétation à l’ISADAC de Rabat et avoir obtenu un DEA en arts du spectacle à l’université Paris-X, il a d’abord œuvré au théâtre en tant que comédien et metteur en scène, puis a rejoint le cinéma, y exerçant comme acteur dans de nombreux films, avant de passer à la réalisation et à la production. Ses débuts en tant que réalisateur sont remarqués avec une trilogie de courts métrages : La jeune femme et l’ascenseur (2005), La jeune femme et l’instit (2007) et La jeune femme et l’école (2009), sélectionnés dans plusieurs festivals internationaux et diffusés sur 2M et TV5MONDE. En 2011, il signe son premier long métrage, Andalousie, mon amour !, une comédie sur l’exil clandestin saluée au festival de Marrakech et primée notamment à Oran et à Khouribga. Son second long métrage, Les Femmes du pavillon J (2019), un drame choral salué aux festivals du Caire et de Marrakech, lui vaut le prix du meilleur long métrage au festival Vues d’Afrique de Montréal. En 2025, il revient avec L’Héritier des secrets, une coproduction maroco-québécoise qui confirme son exploration audacieuse des thèmes sociaux et consolide sa place dans le renouveau du cinéma marocain.
« L’héritier des secrets »
Maroc/Canada, fiction, 2025, 109’
Scénario : Mohamed Nadif, Olivier Coussemacq
Image : Kamal Darkaoui
Montage : Ghyzlane Boustita
Musique : Suad Bushnaq, Henry Mitton
Interprètes : Younes Bouab, Mounia Zahzam, Nisrin Erradi, Mehdi Bahmad, Nadia Kounda
Producteur : Samuel Gagnon, Bahija Essoussi, Mohamed Nadif, Rachida Saadi






