Vidéo. Rupture par Alger des relations avec le Maroc: quand El Othmani chante hors-scène

Le chef du gouvernement sortant, Saâd-Eddine El Othmani, s’est empressé de réagir à l’annonce de la rupture par Alger des relations avec le Maroc, bien avant la tombée du communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, rendu public hier mardi 24 août vers 23h20.

« À mon avis, l’édification maghrébine et le retour des relations bilatérales à leur état normal est une fatalité dictée par les intérêts communs et l’avenir commun« , a-t-il déclaré au site américain  « Maghreb voices« . 

 

 

 

 

Remarquez que M. El Othmani s’est exprimé à « titre personnel« , oubliant à l’insu de son gré qu’il est (encore) chef du gouvernement et que ce qui était attendu, est une réaction officielle à la mesure de la gravité de la situation. La rupture par Alger des relations diplomatiques avec le Maroc.

Mais passons, car l’optimisme béat affiché par M. El Othmani contraste avec le ton ferme du communiqué lapidaire mais énergique du département des Affaires étrangères, tombé vers 23h20. « Le Maroc regrette cette décision complètement injustifiée mais attendue – au regard de la logique d’escalade constatée ces dernières semaines- ainsi que son impact sur le peuple algérien. Il rejette catégoriquement les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent », souligne le communiqué. 

En effet, l’angélisme de M. El Othmani est très mal placé au regard de la gravité inédite de la décision algérienne, marquée par la multiplication des actes d’hostilité, voire d’agressivité de la part d’une junte qui s’est inscrite dans une logique d’escalade irresponsable, de surcroît aventuriste, à l’encontre du Maroc. 

On comprend parfaitement pourquoi la précipitation de M. El Othmani ait suscité une indignation incommensurable chez les Marocains qui s’attendaient plutôt à une réaction ferme à l’attitude belliqueuse d’un régime qui n’a eu de cesse de piétiner toutes les règles de bon voisinage.