Le président colombien demande aux États-Unis de déclarer le Venezuela pays promoteur du terrorisme

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Le président colombien Iván Duque a demandé, lundi, aux Etats-Unis de déclarer le Venezuela comme pays promoteur du terrorisme, accusant le pays caribéen de soutenir les guérilleros de l’ELN (Armée de libération nationale) et les dissidents des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui ont perpétré des attaques contre une brigade militaire et l’hélicoptère présidentiel.

« Il est clair que le régime dictatorial du Venezuela mérite d’être déclaré, de la part des États-Unis également, comme pays qui promeut le terrorisme », a déclaré Duque lors du 3è Séminaire international sur l’analyse et la prévention du terrorisme urbain, qui a lieu à Bogotá et auquel participe l’ambassadeur des États-Unis en Colombie, Philip Goldberg.

Le ministre de la Défense, Diego Molano, avait déclaré jeudi dernier que les attaques contre l’hélicoptère présidentiel et contre la brigade 30 à Cúcuta, chef-lieu du département Norte de Santander, à la frontière avec le Venezuela, ont été planifiées depuis le Venezuela.

Dans ce sens, le procureur général de Colombie, Francisco Barbosa, a affirmé à cette occasion que les autorités colombiennes disposent de preuves que ces attentats ont été perpétrés par le 33e Front des ex-dissidents des FARC, qui sont dirigés par alias « Jhon Mechas » et qui trouvent refuge au Venezuela.

Le groupe Magdalena Medio (dissidents des FARC) a revendiqué, dans une vidéo publiée le week-end dernier, l’attentat contre la 30e brigade de l’armée à Cúcuta, où une voiture piégée a explosé, ainsi que l’attaque contre l’hélicoptère du président qui était accompagné de certains de ses ministres.

Duque a souligné qu’il était nécessaire d' »affiner » les systèmes de renseignement pour « déterminer où se trouvent les protecteurs de ces structures (groupes criminels) et demander des sanctions ».

Le président a expliqué que cette déclaration du Venezuela en tant que pays qui promeut le terrorisme, vise non seulement à révéler une relation « complice et pernicieuse », mais aussi à emprunter l’une des deux voies : continuer à parrainer le terrorisme ou livrer les terroristes aux autorités des pays qui les recherchent.

L’ambassadeur Goldberg a assuré, pour sa part, que la Colombie et les Etats-Unis fondent leurs relations sur un « ensemble de valeurs partagées » telles que la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme et qu’ils combattent le terrorisme.