Vidéo. Affaire d’espionnage: L’ex-chef du renseignement français, Bernard Squarcini, émet de forts doutes quant à l’implication du Maroc dans l’utilisation du logiciel Pegasus et estime qu’il pourrait s’agir d’un écran de fumée

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Invité, mercredi, sur la radio Europe 1, l’ex-patron du renseignement intérieur français, Bernard Squarcini, doute fortement sur une quelconque implication du Maroc dans l’affaire d’espionnage via le logiciel Pegasus.

De prime à bord, l’ancien directeur de la DCRI reste sceptique sur l’origine de l’établissement de ces listings et du coup il n’exclue pas que les accusations portées contre le Maroc soient un écran de fumée pour cacher d’autres protagonistes. Et pour cause, poursuit-il, le Maroc est un partenaire qui est adossé à d’autres grands pays et à d’autres grandes puissances avec qui il coopère.

 

 

 

 

Ce faisant, l’ex-premier flic français met en avant le silence affiché par l’Elysée jusqu’à maintenant qui attend les résultats de l’enquête pour pouvoir s’exprimer sur ce sujet. Ceci étant, Bernard Squarcini ne s’attend pas à une riposte diplomatique qui sort de l’ordinaire et prévoit les protestations de rigueur exprimées dans pareil cas si vraiment les faits sont avérés: “Rappelez-vous quand Wikileaks a révélé que les présidents de la république ont été écoutés par la NSA, la France a gardé un silence diplomatique très profond”. Ceci étant, ajoute l’ancien chef du renseignement, il y aura certainement des protestations mais il est évident qu’au niveau des chefs d’Etat, les choses ne vont pas se dérouler aussi calmement.