APRÈS EL GUERGUARAT, EL ARJA (FIGUIG)… LE PLAN SECRET DES SERVICES ALGÉRIENS POUR TENTER DE PROVOQUER UN CONFLIT ARMÉ AVEC LE MAROC

On en sait un peu plus sur les visées de la cellule terroriste démantelée à OUJDA le 25 mars 2021 par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), en coordination avec les services de renseignements américains. « Les quatre membres de cette cellule, âgés entre 24 et 28 ans, avaient déclaré leur loyauté à l’émir présumé de « l’Etat islamique » (EI) et planifié de rejoindre les camps de cette organisation terroriste dans la région du SAHEL pour mener des opérations de combat, avant d’être mobilisés et chargés par l’un des dirigeants de l’EI pour mener des plans terroristes au sein du Royaume contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires », avait indiqué un communiqué du BCIJ.

Citant des sources antiterroristes espagnoles, le quotidien « LA RAZÓN » apporte de nouvelles « précisions » sur le projet de cette cellule, soulignant que ses membres allaient rejoindre les camps d’entraînement de « l’État islamique dans le Grand Sahara« , dont l’émir Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ancien élément du front séparatiste du polisario, est actuellement le terroriste le plus recherché par les services occidentaux, à leur tête les États-Unis d’Amérique. « Les membres de cette cellule préparaient un voyage, pour lequel ils avaient de l’argent et des passeports, dans les camps d’entraînement au Sahel de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), la franchise de Daech dans la région », rapporte le quotidien espagnol.

« Après leur entraînement dans les camps d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, les membres de cette cellule allaient être redéployés au Maroc pour y commettre des attaques, dont certaines avaient pour but de déstabiliser la région« , révèle LA RAZÓN. En ligne de mire de ces attaques, « des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires« , avait en effet pointé le BCIJ, dans son communiqué.

Les sources de LA RAZÓN ajoutent un détail important: « Les terroristes une fois redéployés dans le royaume, prendraient pour cible un poste frontière avec l’Algérie, se feraient passer pour des soldats marocains et attaqueraient des soldats algériens« .

Pas besoin d’être devin pour imaginer la suite. Le déclenchement d’un conflit ouvert entre l’armée marocaine et son homologue algérienne.

La thèse avancée par les sources sécuritaires espagnoles remet à l’esprit les dernières provocations algériennes à la frontière sud-est du Maroc. Après une tentative désespérée pour enclencher un conflit armé à l’extrême sud marocain, précisément à El Guerguarat, avec les milices armées du front séparatiste du polisario, Alger avait orchestré une dangereuse provocation à la frontière est du Maroc, précisément dans la localité frontalière El Arja, 6 kilomètres du centre de la ville de Figuig. 

Voyant que son pronostic vital est engagé en raison de la poursuite du « Hirak » populaire qui revendique inlassablement son départ du pouvoir, le régime militaire algérien cherche à tout prix une bouée de sauvetage. Et le Maroc est la cible tout indiquée par ce régime suicidaire pour tenter de se donner une survie de plus en plus improbable.