
Le Zoo de Aïn Sebaâ à Casablanca a acceuilli la naissance d’un petit tapir terrestre du Brésil (Tapirus terrestris), un événement rare qui vient consacrer les programmes de conservation et de reproduction des espèces menacées mis en œuvre par l’établissement.
Né le 16 mai dernier après une gestation d’environ 13 mois, le nouveau-né est issu de l’accouplement entre la femelle “Trompette”, d’origine française, et le mâle “Bily”, d’origine italienne. Son arrivée porte à quatre le nombre de tapirs brésiliens hébergés au sein du parc.
Espèce rare dont les populations sont en déclin dans leur habitat naturel en Amérique du Sud, le tapir brésilien est représenté au Maroc uniquement au Zoo de Aïn Sebaâ, ce qui confère à cette naissance une portée particulière sur le plan de la préservation de la biodiversité.
Le tapir est un excellent nageur et adore l’eau ! Il utilise les rivières et les étangs pour échapper aux prédateurs, plonge pour se nourrir de plantes aquatiques, et peut parfois rester sous l’eau pendant plusieurs minutes. Le bébé tapir terrestre, ou tapir du Brésil, est l’un des bébés les plus craquants du règne animal. À la naissance, il ressemble à un adorable « petit melon » rayé de lignes et de pois blancs sur un pelage brun, un camouflage parfait pour se fondre dans la lumière tachetée de la forêt tropicale.
Espèce en danger, espoir en vue
Dans une déclaration à la MAP, le directeur général du Zoo de Aïn Sebaâ, Mohamed Mgharfaoui, a indiqué que cette naissance constituait une étape importante dans les efforts déployés par le zoo pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.
M. Mgharfaoui a également relevé que cet heureux événement s’inscrivait dans la continuité des actions menées par le parc en faveur de la conservation de la faune sauvage, rappelant que plusieurs autres espèces ont récemment connu des naissances réussies, notamment l’antilope “cervicapre” et la gazellle “Dama mhorr”.
Pour sa part, Yassine Binou, chargé de la coordination zoologique au parc zoologique d’Aïn Sebaâ, a souligné que cette naissance revêtait une importance particulière compte tenu de la rareté du tapir brésilien et des défis auxquels cette espèce est confrontée dans son habitat naturel.
Il a indiqué que cet événement venait consolider les programmes de reproduction et de conservation menés par le parc, en mettant en exergue la qualité des conditions de prise en charge, d’hébergement et de suivi des animaux assurés par les équipes du zoo.
De son côté, Sofia, technicienne vétérinaire au parc zoologique d’Aïn Sebaâ, a affirmé que le petit tapir était en bonne santé et faisait l’objet d’un suivi quotidien depuis sa naissance.
Elle a expliqué que les équipes vétérinaires veillaient à surveiller son comportement, son alimentation et son développement général afin de garantir une croissance optimale, relevant que les premiers mois de vie sont déterminants pour l’avenir de l’animal.
Au-delà de son caractère exceptionnel, cette naissance illustre le rôle croissant des institutions zoologiques dans la préservation des espèces vulnérables et dans la sensibilisation du public aux enjeux de la protection de la biodiversité.


