Alerte rouge. Les hôpitaux commencent à être saturés par la progression exponentielle des cas d’infection au coronavirus. Certains centres hospitaliers ont même limité l’accès aux soins aux seuls cas urgents

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Le Maroc est-il confronté à une deuxième vague de la pandémie de coronavirus ? C’est la question que se posent beaucoup d’experts scientifiques depuis la recrudescence des cas infectés et surtout la hausse du nombre de décès. Mais ce sont les médecins du terrain, confrontés à un afflux massif des patients covid-19 dans les hôpitaux, qui tirent la sonnette d’alarme de la saturation des lits.

La direction du CHU d’Ibn Sina à Rabat est allée jusqu’à suspendre l’accès aux soins sauf pour les cas urgents en évoquant l’indisponibilité de plusieurs soignants pour cause de contamination. Il est vrai que les soignants de tout le royaume paient un lourd tribut depuis le déclenchement de la crise épidémiologique.

Mais il est clair que la direction d’Ibn Sina n’a pas voulu alarmer la population en évoquant les cadres soignants et non pas la saturation des lits de réanimation à cause de l’augmentation des malades covid-19. Il faut préciser que le CHU de Rabat n’est pas le premier hôpital à être débordé par le nombre de personnes infectées car avant les hôpitaux Mohammed VI de Tanger, Moulay Youssef de Casablanca, Ibn Zohr de Marrakech et autres ont connu le même problème.

Les malades ont été réorientés vers d’autres centres hospitaliers ou vers les hôpitaux militaires de campagne si ce n’est pris en charge à domicile. Autant dire que la situation est grave même si les pouvoirs publics essayent de ne pas dramatiser la situation. Car les experts scientifiques n’évaluent plus l’évolution de la situation épidémiologique sur le seul nombre des cas contaminés mais aussi et surtout sur le nombre des décès.

Or le nombre des décès au Maroc n’a pas cessé d’augmenter ces derniers temps tout aussi que celui des cas graves.  Autant dire que la saturation des lits de réanimation risque de compliquer l’état de santé des malades qui n’ont pas accès aux soins et du coup augmenter davantage le nombre de décès.

Encore faut-il préciser que la déprogrammation des opérations chirurgicales ainsi que la non prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques risquent d’envenimer davantage la situation sanitaire dans notre pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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