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Mohammed Khaïr-Eddine revisité par Noureddine Bousfiha

« Mohammed Khaïr-Eddine ou la parole à vif » est le titre d’un nouvel ouvrage paru aux éditions Scribe Books, basées à Tétouan, sous la plume du sociologue, sémiologue et poète Noureddine Bousfiha.  

Cet ouvrage constitue une contribution essentielle pour pénétrer au cœur de l’œuvre de Mohamed Khaïr-Eddine, l’un des écrivains les plus singuliers et les plus subversifs de la littérature marocaine contemporaine.

À travers sa langue fulgurante, sa poésie, ses images, ses ruptures et ses textes inédits, ce livre propose une lecture renouvelée d’une œuvre qui n’a cessé de bousculer les formes, les conventions et les imaginaires.

À la croisée de l’analyse critique, de documents inédits, de correspondances et de témoignages, il éclaire les multiples facettes de l’écriture khaïr-eddinienne : une écriture de la révolte, de la liberté et de la transgression, mais aussi une œuvre profondément poétique, traversée par la mémoire, l’exil, la violence et le désir de dire.

Bien plus qu’un hommage, cet ouvrage constitue une véritable invitation à redécouvrir Khaïr-Eddine, sa voix incandescente et son univers littéraire hors normes.

Un livre fort et nécessaire, qui offre une plongée rare dans l’univers khaïr-eddinien et contribue à renouveler le regard porté sur une œuvre majeure, toujours aussi vive, dérangeante et actuelle.

Mohammed Khaïr-Eddine, bio-express :

Mohammed Khaïr-Eddine est né à Tafraout, petite ville de la région Souss-Massa-Drâa (province de Tiznit), au sud du Maroc, à 180 km au sud d’Agadir, il est originaire de la tribu amazighe des Aït Ammeln[1].

Très marqué par le séisme de 1960, il s’installe à Agadir en 1961 et y vit jusqu’à 1963. Il est chargé par la Sécurité sociale d’enquêter auprès de la population. Jeune écrivain, il fréquente ensuite le cercle des Amitiés littéraires et artistiques de Casablanca. En 1964, il fonde, avec Mostafa Nissaboury, le mouvement Poésie toute.

Il s’exile volontairement en France en 1965, et devient, pour subsister, ouvrier dans la banlieue parisienne. À partir de 1966, il publie dans la revue Encres vives et collabore en même temps à la revue Les Lettres nouvelles et à Présence africaine. En 1967, c’est la révélation de son roman Agadir, salué par le prix Enfants terribles, qu’avait fondé Jean Cocteau.

En 1979, il s’installe à nouveau au Maroc. Il meurt à Rabat le 18 novembre 1995, jour de la fête de l’Indépendance du Maroc.

Ses œuvres ont été publiées, pour une grande part, aux Éditions du Seuil :

Nausée noire, poème, Siècle à mains, Londres, 1964
Le Roi, Jean-Paul Michel éditeur, Brive, 1966
Agadir (roman), 1967
Corps négatif, 1968
Histoire d’un Bon Dieu, 1968
Soleil arachnide, 1969
Moi l’aigre, 1970
Le Déterreur, 1973
Ce Maroc !, 1975
Une odeur de mantèque, 1976
Une vie, un rêve, un peuple, toujours errants, 1978
Résurrection des fleurs sauvages, Éditions Stouky et Sedki, Rabat, 1981
Légende et vie d’Agoun’chich, 1984
Il était une fois un vieux couple heureux, 1993 (première édition 2002)
Faune détériorée , 1997
Le Temps des refus, entretiens 1966-1995
On ne met pas en cage un oiseau pareil (Dernier journal, août 1995), William Blake & Co. Édit., 2001

Noureddine Bousfiha :

Est  docteur en sociologie et en  sémiologie des arts et des  littératures.  Enseignant- chercheur, il est professeur  de  littérature  française  et  historien  de  l’art.  Parallèlement à ses activités  académiques et artistiques, il développe une  œuvre littéraire diversifiée en tant que poète,  romancier et essayiste. Membre de l’ADELF  (Association des écrivain.e.s de langue française,  Paris) et du groupe Research in African Literatures  (Columbus, États-Unis), il a collaboré à plusieurs  ouvrages collectifs. Auteur de travaux consacrés  aux arts plastiques marocains, romancier, il  contribue régulièrement à des revues littéraires,  tant nationales qu’internationales.

 

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