
Alors que le satrape de Carthage, Kaïs Saïed, artisan des malheurs du « pays du jasmin », se mure dans un silence d’enterrement, Abdelmajid Tebboune est sorti du bois pour prendre la parole à sa place. Sauf que le motif est tout (à fait) autre. Le locataire du « Titanic Mouradia » a traité les manifestants anti- Kaïs Saïed de « terroristes » et leur a promis le feu et le sang !
Admirez la formule: « celui qui amène le terrorisme à côté de la Tunisie ou menacer la Tunisie avec le terrorisme, nous anéantirons la tente de ses parents » (en ar: «نخليلو الخيمة تاع والديه»).
رئيس الجمهورية: » لي يجيب الإرهــاب باش يهدد بيه تونس .. نخليولو الخيمة تاع والديه » pic.twitter.com/xUeNE2vQjY
— EL BILAD – البلاد (@El_Bilade) July 27, 2026
Une menace d’une vulgarité inouïe et une tentative d’intimidation inadmissible à l’encontre d’un peuple tunisien fier, dont le seul « tort » est de revendiquer pacifiquement le départ d’un tyran populiste qui a enfoncé le pays dans une crise sociale et économique profonde. Mais ce n’est pas de cet œil lucide que cette revendication populaire légitime est vue par le président algérien fantoche, – façade « si vile » d’une junte corrompue et rompue à la répression de toute velléité d’opposition ou d’expression libre. Le soulèvement de 2019 (Hirak anti – régime militaire) et son écrasement par les forces de répression en est l’illustration la plus abjecte.
Quelle mouche a piqué Tebboune pour fourrer son « Nif » dans les affaires internes tunisiennes?
De quel droit et du haut de quelle (ir)responsabilité Tebboune s’autorise -t-il à menacer un peuple voisin, qui plus est privé des conditions élémentaires de survie. Coupures d’eau et d’électricité en pleine canicule (entre 150 et 200 décès après une semaine de blackout), montée record du taux de chômage qui s’élevait à 15 % au premier trimestre 2026 et frappe particulièrement les jeunes diplômés, flambée du coût de la vie – l’inflation dépassant 5 % cette année – tandis que les salaires n’ont pas suivi…
Pis que pire, le locataire inamovible du palais Carthage, après avoir mis le pays en coupe réglée, a vassalisé son pays à la dictature algérienne, véritable « cancer » de la région. La déclaration scandaleuse du pseudo- expert algérien, Houari Tigharsi pour ne pas le nommer, quand, à la faveur d’un passage sur Sky News Arabia en 2022, il affirmait que la Tunisie était « une wilaya algérienne », en dit long de cette atteinte à un peuple tunisien souverain et digne.
Simplement inacceptable..



