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Abdeslam Seddiki, l’indispensable vigie : Pour un Maroc crédible, plaidons pour un retour aux affaires

Par: Mohamed KHOUKHCHANI

Par: Mohamed KHOUKHCHANI

Introduction : Un engagement viscéral pour la crédibilité nationale.

Il y a des profils qui, au fil des décennies, s’imposent comme des références naturelles dans le débat public marocain. Abdeslam Seddiki est de ceux-là. Économiste rigoureux, universitaire chevronné, ancien ministre de l’Emploi et des Affaires sociales et plume acérée, il incarne une forme rare de continuité dans l’engagement pour un Maroc moderne, juste et crédible sur la scène internationale. Cet homme, qui n’a jamais ménagé sa peine pour hisser son pays parmi les nations fiables, mérite aujourd’hui que les décideurs s’arrêtent sur son parcours. Son retour aux avant-postes ou sa mobilisation sur des missions stratégiques constituerait un atout majeur pour le Royaume.

I. Un parcours académique et politique exceptionnel.

Né le 31 décembre 1951 à Taza, Abdeslam Seddiki a bâti un parcours jalonné d’exigence et de savoir. Titulaire d’un Doctorat d’État en Sciences économiques de l’Université Hassan II de Casablanca (1988) et d’un doctorat de troisième cycle de l’Université de Grenoble (1979), il est professeur de l’enseignement supérieur depuis 1980, transmettant inlassablement son expertise aux générations futures.

Homme de terrain, Seddiki a toujours allié la théorie à l’action. Son engagement politique est profond : membre du Bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS) depuis 2010, il a coordonné le programme économique, social et culturel du parti en 2006 et la commission préparatoire du programme électoral pour les législatives de 2011. Cette capacité à conceptualiser les grandes orientations pour le pays est une compétence rare et précieuse.

II. Une action ministérielle visionnaire.

Sa nomination en octobre 2013 comme ministre de l’Emploi et des Affaires sociales sous le gouvernement Benkiran II a été un véritable catalyseur de réformes. Seddiki a alors mis son expérience au service de la chose publique, tentant d’insuffler une véritable politique de dialogue social. Il a posé des jalons essentiels pour la généralisation de la protection sociale, un chantier devenu aujourd’hui prioritaire, en plaçant la concertation et la paix sociale au cœur de sa méthode.

Son bilan à la tête du département de l’Emploi le crédite d’une parfaite connaissance des rouages de l’État et des contraintes du terrain. Une expérience précieuse à l’heure où le Maroc accélère sur la voie de l’État social.

III. Une pensée économique en action, toujours au service du pays.

S’il a quitté le gouvernement, Seddiki n’a jamais cessé de servir son pays. Sa présence constante dans le débat public à travers ses écrits journalistiques est remarquable. Que ce soit sur Médias24, Quid.ma ou L’ODJ, ses chroniques hebdomadaires décortiquent l’actualité avec une liberté de ton salutaire.

Son analyse lucide des défis nationaux, notamment à travers son ouvrage « Le Maroc, entre changement et inertie » ou le recueil « Positions et propositions », démontre sa capacité à formuler des alternatives crédibles. Il est de ceux qui ne se contentent pas de critiquer, mais qui proposent. Sa récente analyse critique du PLF 2026 et son appel à dépasser la « collusion business-politique » pour construire un véritable État social résonnent comme des alertes à ne pas négliger.

IV. Pourquoi l’appel des décideurs est indispensable aujourd’hui ?

Le Maroc a besoin d’hommes et de femmes d’expérience, dotés d’une solide probité intellectuelle, pour l’aider à relever les défis de demain. En ce sens, Abdeslam Seddiki reste un atout majeur :

1. Comme médiateur ou conseiller spécial pour le dialogue social : Sa connaissance parfaite du champ syndical et patronal, couplée à sa rigueur universitaire, en ferait un facilitateur de choix pour apaiser le climat social et donner tout son sens à la négociation collective.

2. Comme contributeur au nouveau modèle de développement : Sa plume et sa réflexion sur les inégalités territoriales et l’inclusion sociale sont une ressource intellectuelle de premier plan pour la mise en œuvre effective des chantiers du NMD.

3. Comme représentation du Maroc dans des enceintes internationales : Sa maîtrise des enjeux globaux (gouvernance de l’IA, transition énergétique, protection sociale) et sa stature d’économiste reconnu pourraient servir la diplomatie économique du Royaume.

Conclusion : Faire appel à un homme debout.

En ces temps où le Maroc a plus que jamais besoin de sérieux et de vision, des hommes comme Abdeslam Seddiki ne peuvent rester en simple sentinelle. Il est un serviteur loyal, un compatriote qui a toujours placé l’intérêt supérieur de la nation au cœur de ses combats. Les décideurs gagneraient à lui confier des responsabilités à la hauteur de son talent. Le Royaume ne peut que prospérer en s’appuyant sur ses meilleures têtes pensantes. Abdeslam Seddiki est, sans conteste, l’une de ces têtes pensantes dont l’heure est venue d’être rappelée aux affaires.

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