
En quatre jours (6 au 10 avril 2026), Nasser Bourita, sur très hautes instructions de SM le Roi, a sillonné quatre pays d’Afrique. Il aura cumulé environ 50 heures de vol et des succès stratégiques aux implications régionales majeures. Le dernier en date: le retrait par le Mali de sa reconnaissance à la pseudo-”rasd” et un précieux soutien au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme «la seule base sérieuse et crédible pour la résolution du différend» créé autour du Sahara marocain. Bien plus qu’un désaveu, c’est une estocade finale à l’entité chimérique par les autorités bamakoises, qui viennent de corriger une erreur historique, soit 46 ans de reconnaissance de cette imposture créée ex nihilo et entretenue à coups de milliards de pétro et gazo-dollars par un régime algérien lui-même né avec le biberon du mensonge et l’affabulation. Le silence de mort observé par ce régime militaire failli face à la gifle retentissante du Mali est assourdissant. Ironie de la géographie, cette gifle lui a été infligée par son voisin méridional!
Bamako rejoint ainsi le camp de la légitimité, de la raison, et de l’histoire. Une reconnaissance de dette envers le Maroc qui, sous la conduite éclairée de SM le Roi, a fait de la fraternité d’actes et du co-développement le pilier central de sa politique extérieure, africaine en particulier. Un juste retour des choses.
Il ne faut donc pas s’étonner si, à la veille de l’escale malienne de Nasser Bourita (9 avril), le Kenya, pays d’Afrique de l’Est et non des moindres, a sauté le pas en reconnaissant (sic) le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme “la seule solution crédible et réaliste pour résoudre le conflit sur le Sahara”. Ironie de l’histoire encore: c’est à Naïrobi que la fantomatique ”rasd” a été admise un certain 2 février 1982 à l’OUA (ancêtre de l’Union africaine) et c’est Naïrobi qui, 40 ans après, reconnaît la souveraineté marocaine sur son Sahara. Tout un symbole!
A Niamey, où M. Bourita s’est rendu le 8 avril, la question était certes déjà pliée définitivement, le Niger n’ayant d’ailleurs jamais reconnu la pseudo-”rasd”. On notera tout de même l’engagement renouvelé et sans équivoque des autorités nigériennes en faveur de l’Initiative internationale de SM le Roi visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique et leur soutien au Processus des Etats africaines de l’Atlantique (PEAA) lancé par Sa Majesté le Roi en 2022, un processus visant à faire de l’espace africain de l’Atlantique et du Sahel un cadre géostratégique pour la coopération intra-africaine.
En Egypte, qui a marqué le départ de cette tournée à forte retombées politiques et économiques, un succès inédit s’est ajouté au tableau de chasse de la diplomatie royale. Le Caire, tout en renouvelant son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, a apporté un appui clair à la résolution 2797 adoptée fin octobre 2025, consacrant le Plan d’autonomie pour le Sahara marocain, comme unique base de négociation pour une solution politique réaliste marquée au sceau du compromis, écartant irrévocablement l’option mort-née du « référendum » et mettant fin aux ambiguïtés entretenues depuis des décennies.