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Quand le prix de l’oignon fait pleurer les citoyens

 

 

Incontournable dans la cuisine marocaine, l’oignon, à moins de mesures urgentes et efficaces de la part des autorités, pourrait devenir un aliment de luxe pour les moyennes et petites bourses. Et pour cause, le prix de cet aliment indispensable connaît une flambée spectaculaire. Après avoir flirté avec les 18 dirhams le kilogramme pendant le Ramadan, il frôle aujourd’hui les 13 dirhams. « A ce rythme là, on va peut-être utiliser des compotes de bananes en remplacement de l’oignon« , ironise ce citoyen, le cœur fendu par la hausse brutale des prix.

Fini l’ère de l’abondance où les citoyens se mettaient en « rangs d’oignon » pour faire le plein de panier. Désormais, on coupe dans le budget pour garantir le minimum vital. « Ma femme a dû faire sans l’oignon pour faire du couscous« , déplore ce père de famille, qui n’a que les yeux pour pleurer.

Face à l’inflation des denrées alimentaires, l’importation apparaît comme un levier pour l’approvisionnement des étals en oignons, tommes et pommes de terre. Simplement, la qualité fait souvent défaut, selon ce marchand de légumes. « L’oignon local reste de loin préféré à celui importé d’Espagne, celui-là est visqueux et ne se conserve pas longtemps« , fait-il observer.

A cette hausse mercuriale des légumes, notamment les oignons, les tomates et les pommes de terre, plusieurs il semblerait qu’il y ait plusieurs facteurs. Les professionnels pointent les aléas climatiques, les coûts logistiques/transport élevés, mais se gardent bien de désigner cet ennemi invisible, en l’occurrence la spéculation liée à une multitude d’intermédiaires.

Jusqu’où peut-on laisser faire les marchands de crise? Encore une fois, les autorités sont appelées à intervenir d’urgence et avec fermeté pour stopper l’hémorragie.

 

 

 

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