
Paraît-il, il va falloir penser quelque chose de cette “recette” agitée à tout vent par certains inconditionnels du régime des Mollahs d’Iran. Ils invoquent, aujourd’hui, pour les Mollahs un “droit international” que ces mêmes Mollahs adoraient abhorrer, piétinaient à tous les coins du Moyen-Orient, voire au-delà. Peu importe si les longs bras poilus, artisans certifiés du « Grand soir », architectes patentés du chaos généralisé, fossoyeurs assermentés de l’espérance, etc, tuaient à tour de bras les enfants de Beyrouth, Alep, Bagdad, Sanaâ, et j’en oublie. Comme si ces pauvres innocents relevaient d’une sous-race humaine. Pourtant, leur “délit” était d’être d’une autre confession que celle du chiisme, qui « tout en n’étant pas – complètement – hérétique, demeure une hérésie (Cf: feu SM Hassan II).
Non, messieurs. Le droit international n’est pas à la clé, il est indivisible. Il vaut pour tous les fous illuminés de cette immense jungle qu’est devenue la terra nostrum, y compris et surtout les extrémistes israéliens et iraniens qui ont tout surpassé sur l’échelle de l’horreur. De l’ignominie.
Non, messieurs. La barbarie n’a pas de religion, ni de frontières, encore moins de nationalité. La force du droit international se mesure à l’aune de sa capacité à dresser des digues contre toute monstruosité, de quelque origine, nature ou forme qu’elle soit.
Or, le droit de la force semble se substituer désormais à la force du droit. Le droit qui n’est pas adossé à la force n’en est pas un. Prétendre l’inverse, c‘est faire preuve d’une cécité géopolitique désarmante. On ne vit pas dans un monde de bisounours. Les relations internationales sont fondamentalement structurées par la recherche d’intérêts nationaux.
On ne peut donc reprocher à son pays de rechercher ses intérêts dans un monde où la tectonique des plaques géopolitiques s’est remise en mouvement. Il a le droit de se positionner selon ses intérêts stratégiques, avec qui il veut, sans pour autant concéder sur ses principes.
Or ce droit, bien justifié moralement et politiquement, n’est pas vu de cet œil lucide. Certains, par ignorance ou naïveté, parfois par chantage, semblent nager à contre-courant de la position de l’Etat. Demander à l’Etat de se ranger aux côtés d’un régime iranien qui n’en a jamais raté une pour tenter de nuire à ses intérêts supérieurs, à leur tête son intégrité territoriale, ou encore son leadership spirituel sur sa profondeur africaine, c’est stupide, voire dangereux.





