
Par: Marco BARATTO *

L’élection du Maroc à la présidence du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL), incarnée par Son Excellence Mme Zohour Alaoui, ambassadrice du Royaume à Berlin, constitue une victoire diplomatique majeure. Obtenue à l’unanimité lors de la 21ᵉ réunion du Conseil d’administration à Hambourg, cette élection reflète la crédibilité, la constance et l’efficacité de la diplomatie marocaine sur la scène internationale.
Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une stratégie diplomatique claire, fondée sur la coopération multilatérale, le dialogue et la promotion des valeurs universelles de paix, de développement durable et d’éducation pour tous. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait de l’éducation et de la formation un axe central de son action extérieure, convaincu que l’apprentissage permanent est un levier essentiel pour relever les défis globaux.
La reconnaissance accordée au Maroc au sein de l’UIL témoigne également de son engagement concret au sein des instances de l’UNESCO. L’organisation de la CONFINTEA VII à Marrakech en 2022 a marqué un tournant international, débouchant sur l’adoption du Plan de Marrakech et la création de la Fondation africaine pour l’apprentissage tout au long de la vie. Ces initiatives ont renforcé la position du Royaume comme acteur moteur, notamment en faveur du continent africain.
Sur le plan diplomatique, cette élection renforce l’image du Maroc comme partenaire fiable, capable de fédérer et de rassembler autour de priorités communes. Elle illustre aussi la capacité du Royaume à transformer ses engagements nationaux en actions concrètes reconnues à l’échelle internationale.
En somme, la présidence marocaine du Conseil d’administration de l’UIL est bien plus qu’un symbole : elle consacre une diplomatie proactive, respectée et tournée vers l’avenir, plaçant l’éducation au cœur de la coopération internationale.
* Marco Baratto, essayiste italien, auteur du livre « Le défi de l’Islam en Italie »





