MANDELA ET GODZILLA

La junte algérienne a toujours invoqué les morts pour achever les vivants. La mémoire des « martyrs » (Chouhadas) est chaque fois sollicitée pour justifier les malheurs du peuple algérien, résultat logique de l’incompétence pathétique de la « Issaba » en treillis vert-kaki. Elle est aussi invoquée pour entretenir la France dans une forme de culpabilité permanente, en raison de son passé colonial en Algérie. Le président Macron avait lui-même dénoncé ce chantage aux martyrs quand, en septembre 2021, il avait affirmé que le « système politico-militaire » algérien s’était construit sur « une rente mémorielle« . J’ajouterai: sur « une inflation victimaire »… 

Cette piqûre de rappel s’avère nécessaire pour comprendre l’insulte inqualifiable qui vient d’être faite à feu Nelson Mandela. Le père de la Nation sud-africaine se serait retourné dans sa tombe s’il savait que son nom allait être usurpé ce vendredi 13 janvier 2023 et que son combat anti-Apartheid allait être instrumentalisé pour servir la soupe à la pseudo-« rasd », entité cartoonienne que l’ancien leader sud-africain n’a jamais reconnue. Pour attaquer le Maroc, envers lequel feu Mandela était resté reconnaissant jusqu’à son dernier souffle pour l’aide précieuse qu’il y avait trouvée du temps de sa lutte héroïque contre les dérives racistes et xénophobes du régime de sinistre mémoire.

 

 

Ironie du sort, c’est le petit-fils de feu Nelson Mandela, un certain Zwelivelile Mandela, qui a accompli la sale besogne en se fendant d’une attaque ignoble à l’encontre du Maroc, présenté mensongèrement comme un pays d' »occupation », et accusé sans autre forme de procès d' »opprimer » le faux « peuple du Sahara occidental », produit pur jus de l’imagination morbide des timoniers d’Alger.

Or voilà, il s’est avéré que la junte a commis une grossière erreur de casting. Et pour s’en apercevoir, il n’est qu’à jeter un coup d’oeil sur le pedigree de Zwelivelile Mandela, -de quoi faire pâlir le pire des Bokassa-gueule-de-loup. Outre ses frasques sexuelles qui ont défrayé la chronique judiciaire en Afrique du Sud, le dénommé  Zwelivelile Mandela avait fait parler de lui en 2013 à travers une sombre affaire de sépultures déplacées – il avait transféré les corps de son père, son oncle et sa tante du cimetière de Qunu (sud), le village d’enfance de Nelson Mandela, vers le cimetière de Mvezo, son village natal. Ce qui lui avait valu un procès retentissant devant les tribunaux, suite à une plainte de la famille Mandela, excédée par ce petit-fils aux allures de « Godzilla » et à la cupidité vorace, poussant le cynisme jusqu’à marchander sur la mémoire de son grand-père, son père, son oncle et sa tante.