
On peut laver son linge sale en famille, oui. Mais l’étaler dans un média étranger, en l’occurrence Okdiario, réputé proche d’une extrême droite espagnole résolument hostile, qui plus est en pleine cabale médiatico-politique contre le Maroc, poussée jusqu’à l’offense au Roi et l’outrage au drapeau national, non, mille fois non.
Nabila Mounib, en accordant une interview à ce média cher au chef du parti d’extrême droite Santiago Abascal, face honteuse de cette Espagne délibérement raciste et xénophobe, s’est trompée d’adresse… et de combat. Elle a servi, peut-être à son insu mais certainement à notre sidération, la soupe aux thuriféraires de la maurophobie ambiante.
On ne parle pas ici des critiques de l’ex- Secrétaire générale du PSU envers le « régime » de son pays, même si ces critiques ressemblent, toutes proportions gardées, à ceux portés par la cheffe du parti d’extrême gauche espagnole, Ione Bellara, quand du haut de la tribune des Cortes, elle a qualifié le “régime marocain” de “totalitaire et dictatorial” et réduit le Royaume à un simple “instrument” des Etats-Unis et d’Israël dans la région.
Mme Mounib ne peut crier à “l’absence de liberté” quand elle use elle-même, et sans s’inquiéter le moins du monde, de cette même liberté pour crier, via un média étranger, qu' »il n’y a pas de démocratie au Maroc » et que « nous sommes gouvernés par une oligarchie ».
Une sortie (de piste) médiatique d’autant plus regrettable et condamnable, qu’elle apporte de l’eau au moulin d’une propagande anti-marocaine féroce au nord comme à l’est du royaume.



