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Crise de Sebta: Pedro Sánchez balaie toute responsabilité de Rabat

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a écarté toute responsabilité de Rabat dans l’afflux massif de migrants les 30 et 31 juillet dernier à Sebta. “Il n’y a aucune information provenant des forces de sécurité de l’Etat et du Centre national de renseignement (Ndlr: contre-espionnage) qui soulève le moindre doute quant à la participation, d’une manière ou d’une autre, des autorités marocaines”, a-t-il tranché.  

“Ce que nous savons jusqu’à présent, c’est qu’une décision de la Cour suprême du 8 juillet a été déformée et diffusée sur les réseaux sociaux (…) par des organisations criminelles” faisant croire que les migrants ayant rejoint Sebta par voie de mer ne pouvaient être expulsés vers le Maroc, “ce qui est faux”, a-t-il expliqué. 

Le chef de l’Exécutif espagnol a toutefois pointé du doigt la Russie et Israël, accusés d’être à l’origine de la diffusion d’ »informations trompeuses ». 

M. Sánchez a juste omis de citer le régime algérien haineux qui, via son “doubab” électronique, a contribué largement à cette campagne d’infox et d’intox sur la centrifugeuse des réseaux sociaux.

Il a par ailleurs incriminé “l’internationale d’extrême droite”, déjà très remontée contre ce qu’elle fustigeait comme « politique migratoire laxiste » des socialistes au pouvoir. Le parti “Vox”, qui fait de la « maurophobie » une ligne politique (!), se reconnaîtra certainement dans cette « pique ».  

Pour rappel, environ 40 000 personnes ont tenté de passer vers Sebta (Ceuta) et 1 135 vers Melilla fin juillet 2026.  Bien que la plupart soient rentrés, quelque 3 000, dont 1200 mineurs non accompagnés, se trouvent toujours à Sebta.

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